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    La Hongrie confirme son attachement à South Stream

    La Hongrie confirme son attachement à South Stream

    © Collage: La Voix de la Russie
    Economie
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    La Hongrie est disposée à remplir tous ses engagements dans le cadre du projet South Stream. C'est ce que le Premier ministre hongrois Viktor Orban a déclaré à l'issue des négociations avec le président russe Vladimir Poutine.

    Sur ces entrefaites, la Commission européenne continue d'insister sur la révision des accords intergouvernementaux signés par la Russie avec tout une série de pays européens pour construire le gazoduc.

    La Hongrie est un des participants clés au projet russe. L'attitude de Budapest envers ce projet est tout à fait positive. Dès 2008 la Hongrie a accordé à South Stream le statut de « projet d'importance nationale ». Le jour même où se déroulaient les négociations entre Viktor Orban et Vladimir Poutine, la Commission européenne a réitéré ses griefs au projet. Bruxelles voit d'un mauvais oeil la propriété de Gazprom sur le gaz livré par le biais de South Stream et sur le tuyau par lequel ce gaz sera acheminé en Europe. De l'avis de la Commission européenne, les accords intergouvernementaux bilatéraux signés par Moscou avec la Hongrie et les autres pays dont le territoire servira pour le transit du gaz doivent être adaptés au troisième paquet énergie, ce qui reléguera au second plan l'avantage économique des pays participant au projet et la sécurité énergétique de l'Europe prise dans son ensemble. Selon le professeur de l'Institut des relations internationales MGIMO Elena Ponomareva, South Stream est plus qu'un gazoduc :

    « C'est qu'il rend possible la présence russe non seulement dans le domaine énergétique, mais aussi dans l'économie dans son ensemble, dans la politique médiatique, dans toute sorte d'initiatives sociales et humanitaires, ainsi que dans la diplomatie publique ».

    De plus, les avantages que la participation au projet promet aux pays européens sont sans précédent et offrent des possibilités de développement économique immenses, poursuit Elena Ponomareva :

    «C'est, en effet, une possibilité unique. Les conditions proposées par la Russie et sa volonté d'investir des moyens immenses dans la contruction du pipeline n'ont pas d'alternative. »

    Ainsi, dans le cas de la Serbie, il s'agit de près de 2 milliards d'euros d'investissements dans son économie, des remises sur les prix du gaz russe et des recettes provenant du transit. Pour la Bulgarie où les travaux ont déjà commencé, c'est 3,5 milliards d'investissements, près de 3 milliards de rentrées budgétaires, des remises sur les prix, du travail pour les sous-traitants locaux et des crédits pour les partenaires de Gazprom. De ce fait, il est peu probable que les participants à South Stream renoncent pour une bouchée de pain à leur avantage bien qu'ils aient accordé à la Commission européenne le droit de mener les négociations avec Gazprom sur des aspects contestables du troisième paquet énergie. Le président du Centre des communications stratégiques Dmitri Abzalov en est convaincu :

    « Face à une situation économique compliquée, la construction du gazoduc signifie de nouveaux emplois. Le transit du gaz signifie les vecteurs d'énergie bon marché et la croissance économique. Ce sont de bons stimulants pour tout Etat. Il sera difficile d'expliquer aux électeurs pourquoi leur pays renonce à des projets industriels prometteurs dans les conditions d'un haut taux de chômage. »

    Moscou a déjà signalé que les accords de South Stream avaient été conclus avant l'adoption du troisième paquet énergie ayant, de ce fait, la priorité sur ce dernier. Cette position a été, au fond, soutenue par la Bulgarie, la Hongrie et la Slovénie qui avaient confirmé qu'au moment de leur signature les accords avec la Russie n'étaient pas contraires à la législation européenne. Si la Commission européenne a une opinion différente, qu'elle mène les négociations avec la Russie laquelle, soit dit au passage, est prête à défendre sa position devant la justice. Des compromis sont également possibles. Le commissaire européen à l'Energie Günther Oettinger a déclaré à la fin de l'année écoulée que la Commission européenne était prête à examiner l'octroi au projet des dérogations provisoires aux lois européennes. Des négociations entre Günther Oettinger et le ministre de l'Energie de Russie Alexandre Novak au sujet de South Stream se tiendront vendredi à Moscou.  N

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