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Le PDG du groupe public ukrainien Naftogaz affirme que Gazprom est déterminé à renoncer au transit du gaz russe via l’Ukraine à partir de 2020.

Le géant gazier russe Gazprom a commencé à notifier à ses partenaires qu'il renoncerait au transit du combustible bleu à travers le territoire ukrainien à partir de 2020, affirme le PDG du groupe public ukrainien Naftogaz, Andreï Kobolev, dans un entretien à RBC-Ukraine.

«Gazprom a déjà commencé à informer officiellement les pays qui ont une frontière avec l'Ukraine ou sont dépendants de notre transit que ce dernier prendrait fin au début de l'année 2020», a-t-il fait savoir.

Dans un entretien accordé au journal Luxemburger Wort plus tôt en mars, le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, avait néanmoins assuré que Moscou continuerait de faire transiter son gaz par l'Ukraine après la mise en place du gazoduc Nord Stream 2.

La Russie a à plusieurs reprises souligné qu'elle poursuivrait le transit de son gaz via l'Ukraine si cet itinéraire restait économiquement intéressant.

Le projet Nord Stream 2 est réalisé par la société russe Gazprom en coopération avec les entreprises européennes Engie, OMV, Shell, Uniper et Wintershall. Ce programme prévoit la construction d'un gazoduc d'une capacité de transfert de 55 milliards de mètres cubes par an depuis la Russie jusqu'en Allemagne en passant par la mer Baltique, soit une longueur de plus de 1.200 kilomètres.

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Tags:
combustible, livraisons, gaz, transit, Nord Stream 2, Naftogaz, Gazprom, Andreï Kobolev, Dmitri Medvedev, Ukraine, Russie
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