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Pendant les années 2020, les pays riches, bouleversés depuis le début du siècle par la crise financière mondiale et celle de la zone euro, seront confrontés à quatre grands chocs, prévient Natixis.

Quatre «grands chocs» planent sur les pays de l’OCDE au cours de la décennie à venir, rapporte Capital qui reprend une analyse de Natixis.

Ces quatre écueils qui les guettent sont les effets des politiques de lutte contre le changement climatique, la bipolarisation des marchés du travail, la prolifération des bulles, ainsi que le risque d’un ralentissement important de l’économie chinoise.

Lutte contre le réchauffement climatique

Selon Natixis, opinions publiques et parlements seront de plus en plus opiniâtres à exiger le respect des accords climatiques internationaux, notamment sur le recul des émissions de CO2, à peu près stable actuellement, de 4 à 5% par an.

À cette fin, la banque affirme qu’il faudra investir massivement dans les énergies renouvelables et adopter très rapidement de nouvelles technologies (voiture électrique et à hydrogène), ainsi que détruire le capital devenu inutilisable (usines de voitures thermiques, production d’électricité d’origine fossile, gisements de pétrole, de gaz et de charbon).

Selon la banque, il est difficile d’évaluer l’impact du respect des objectifs climatiques sur la croissance.

Bipolarisation des marchés du travail

Natixis estime qu’un autre choc pourrait se produire avec la globalisation des productions. Le progrès technique pourrait mener à «la destruction des emplois intermédiaires (industrie, emplois répétitifs des services, services liés à l’industrie) et à la bipolarisation des marchés du travail», résultant de la globalisation des productions dans le domaine industriel.

La banque envisage l’apparition de deux pôles en matière d’emploi: des emplois qualifiés bien payés dans les nouvelles technologies, la finance et la gestion, et des emplois peu qualifiés et peu rémunérés dans les services domestiques.

Les tensions sociales et politiques provoquées par cette bipolarisation et ses effets sur les inégalités et la mobilité sociales pourraient être fortes, selon la banque.

Risque de bulles

Selon Natixis, un fort endettement des pays riches «fait peser une forte contrainte sur les politiques monétaires des pays de l’OCDE: elles doivent maintenir des taux d’intérêt inférieurs au taux de croissance afin de contribuer à la réduction des taux d’endettement».

Ces taux d’intérêt anormalement et durablement bas favorisent la multiplication des bulles «sur les actions mais surtout sur l’immobilier». Partant de ce fait, la banque craint qu’une hausse forte des prix de l’immobilier résidentiel puisse attiser des tensions sociales.

Le ralentissement de la croissance chinoise

Le quatrième choc qui, d’après la banque, menace les pays de l’OCDE est le ralentissement quasi-continu de la croissance chinoise au cours de ces dernières années qui a atteint son niveau le plus bas de ces 27 dernières années.

«La Chine exerce déjà une influence négative sur la croissance des pays de l’OCDE puisque, avec la contraction de la demande intérieure pour les produits industriels, les importations de la Chine reculent», relève Natixis qui ajoute que la situation de l’économie chinoise risque d’empirer.

Ainsi, les pays développés seront confrontés à de nombreux défis sur la décennie à venir et leur dynamique «est difficile à prévoir», résume Natixis.

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Tags:
économie, risques, OCDE
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