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Gazoduc Nord Stream 2 (276)
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Les États-Unis ont réussi par leurs sanctions à ralentir la construction du gazoduc russe Nord Stream 2, bien que l’Ukraine et la Russie aient conclu un nouvel accord de transit de gaz. Roland Götz, spécialiste allemand de l’énergie et des ressources, a commenté la situation pour Sputnik.

Bien qu’on critique principalement Donald Trump pour les sanctions introduites contre le Nord Stream 2, l’initiative émanait plutôt du Congrès, a déclaré à Sputnik Roland Götz, spécialiste allemand l’énergie et des ressources de l’Europe Orientale et de la Russie.

«Par ailleurs, il ne s’agit pas uniquement du Nord Stream 2, mais de la critique générale à l’endroit de la Russie. Les États-Unis dénoncent avant tout son ingérence dans les élections américaines, ainsi que son comportement en Ukraine. Dans ce contexte, on comprend bien que le Congrès a voté pratiquement à l’unanimité pour les sanctions», a précisé l’expert.

Et de reconnaître qu’affectant la partie la plus difficile de la construction du gazoduc, notamment la pose de conduites en haute mer, ces sanctions étaient assez pénibles.

«Berlin en a pâti dans une certaine mesure car il s’agit d’une ingérence grossière dans les affaires énergétiques de l’Europe et, en premier lieu, de l’Allemagne. […] Et même la Commission européenne s’est prononcée contre cela», a rappelé M.Götz.

Il précise que ces sanctions américaines visent les entreprises qui ne dépendent pas de la politique de leurs États respectifs.

«Ainsi, les pays de l’Union européenne n’y peuvent rien. La chancelière allemande a déjà déclaré qu’il n’y aurait pas de sanctions en rétorsion. Elles seraient parfaitement inutiles contre les États-Unis. Qui plus est, cela n’aiderait aucunement à achever la construction du Nord Stream 2», a résumé l’interlocuteur de Sputnik.

Le Nord Stream 2 sera mis en exploitation envers et contre tout

Lors de l’adoption à la mi-décembre du budget Défense pour l'année fiscale 2020, le Congrès américain a voté des sanctions contre le Nord Stream 2. Le groupe suisse Allseas, qui participait à l’installation du gazoduc, avait été contraint d’arrêter ses travaux et de rappeler ses bateaux en raison des restrictions de Washington.

Bien que cette mesure influe sur la durée des travaux, Vladimir Poutine a annoncé que la Russie mettrait en exploitation le gazoduc au premier trimestre 2021, au plus tard.

Lors d’une entrevue avec le Président russe à Moscou, la chancelière Merkel a soutenu l’intention de Moscou de mener à bien la réalisation du projet en dépit des sanctions américaines.

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Tags:
sanctions, États-Unis, Nord Stream 2, Europe, Allemagne
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