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Alors que la Californie s’apprête à accueillir les premiers logements entièrement imprimés en 3D, des constructeurs français n’hésitent pas non plus à exploiter peu à peu cette technologie à la fois innovante et écologique.

L’entreprise américaine Mighty Buildings, qui est spécialisée dans les maisons imprimées en 3D, a récemment présenté un projet de quartier comprenant 15 maisons qui doivent être construites à Rancho Mirage, écrit Business Insider.

​Ce projet de 15 millions de dollars (12,5 millions d'euros) sera mis en place à l'aide du système Mighty Kit, qui utilise des panneaux préfabriqués. Les maisons seront construites à partir du matériau Light Stone qui durcit lors de l'exposition aux rayons UV.

Mighty Buildings affirme que l'utilisation de cette méthode de construction présente plusieurs avantages en termes de durabilité, de rapidité et de coût. Notamment, poursuit l’entreprise, elle permet aux bâtisseurs de créer des unités plus rapidement et 40% moins cher, tout en réduisant les déchets de construction de 99%.

Les maisons d’une superficie de 134 mètres carrés seront placées sur des parcelles d'environ 930 mètres carrés et comprendront trois chambres et deux salles de bains. En plus, le jardin accueillera également un second bâtiment d’une superficie de 65 mètres carrés avec deux chambres et une salle de bains.

Alimentées par des panneaux solaires, les maisons intégreront une «solution intelligente de bien-être» qui prévoit l’amélioration de la qualité de l'air et de l'eau. Des chargeurs de véhicules électriques seront également disponibles.

L'impression 3D en France

Les constructeurs français, quant à eux, ne restent pas les bras croisés et appliquent cette nouvelle technologie dans leurs projets.

Fin décembre dernier, Le Figaro a écrit que XTreeE, start-up basée à Rungis, avait lancé dans son atelier la fabrication d’une trentaine de murs pour la construction en 2021 de cinq maisons à Reims, dans le cadre du projet Viliaprint du bailleur social Plurial Novilia.

«Aujourd’hui pour la première fois en France, on a une construction en impression 3D béton qui est validée par les autorités publiques», a alors expliqué Alain Guillen, directeur général Développement et Applications de l’entreprise.

En outre, l’un des leaders mondiaux des matériaux et des solutions de construction, le franco-suisse LafargeHolcim a annoncé le 11 mars être entré au capital d’XTreeE. Désormais, actionnaire à hauteur de 20%, LafargeHolcim a indiqué dans un communiqué que cette opération avait pour but d’«accélérer le développement et la commercialisation de solutions industrielles 4.0 pour la construction durable de bâtiments et d’infrastructures».

Ainsi, en prévision des Jeux olympiques de Paris en 2024, XtreeE et LafargeHolcim collaborent sur la construction en impression 3D d’une passerelle piétonne de 40 mètres en Seine-Saint-Denis. «Son tablier sera entièrement réalisé en béton imprimé 3D structurel, permettant ainsi de réduire de 60% les quantités de matière nécessaires et donc l’empreinte carbone de l’ouvrage», précise le communiqué.

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Tags:
impression 3D, Californie, France
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