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Une trentaine de policiers blessés, une dizaine d’émeutiers interpelés, un centre-ville saccagé: les autorités liégeoises dressent le bilan après la manifestation Black Lives Matter de samedi qui a dégénéré en violentes émeutes.

Au lendemain d’une journée tendue à Liège, en Belgique francophone, les autorités locales ont dressé, lors d’une conférence de presse ce 14 mars, le bilan des incidents violents survenus samedi en marge d’une manifestation Black Lives Matter. Au total, 36 policiers ont été blessés dans «les tristes événements d’hier», informe Christian Beaupère, chef de corps de la police locale. Une dizaine de personnes ont été interpellées.

«C’est 36 policiers qui sont blessés, neuf ont été hospitalisés et parmi ces neuf il en reste un qui est toujours à l’hôpital, mais parmi ceux qui ne sont pas hospitalisés il y a tout de même une dame qui a la clavicule cassée», informe M.Beaupère.

Un motard agressé «lâchement»

Le responsable donne également des nouvelles du motard «agressé très lâchement par derrière et roué de coups très rapidement».

«Son état est blessé, mais rien de grave», précise M.Beaupère tout en tenant à remercier les participants d’une autre manifestation en soutien à l'HoReCa (hôtellerie, restauration et cafés) et au secteur culturel, qui se tenait au même moment. D’après le chef de la police, ces autres manifestants ont pris la défense du motard en question.

Un plan d'action pour le centre-ville

S’exprimant à la même conférence, le bourgmestre liégeois Willy Demeyer a également fait part de «dégâts importants» qui ont été faits aux commerces du centre-ville, devenu samedi le théâtre de pillages et de dégradations.

«Nous voulons assurer les commerçantes et les commerçants de tout notre engagement à la fois pour réparer les choses», déclare-t-il avant d’annoncer le déploiement d’«un plan d'action pour relancer le commerce du centre-ville».

«Je n’ai jamais connu cela»

Pour ce qui est la réaction des commerçants, c’est l'inquiétude qui prévaut. Interrogé par l’agence de presse Belga, Jean-Luc Vasseur, président de l’ASBL Commerce Liégeois, a avoué n’avoir, jusqu’ici, jamais connu «cela».

«En 30 ans de carrière, je n’ai jamais connu cela. Je ne l’ai jamais vécu comme cela, aussi car la période est plus compliquée aujourd’hui. C’est un peu comme frapper un homme ou une femme qui est déjà à terre», a-t-il lancé à Belga en se prononçant pour une présence de police plus importante dans le centre-ville, y compris pour rassurer la clientèle.

Manifestation de samedi

Une femme d'origine congolaise a fait l’objet d’une interpellation controversée le 8 mars à Liège. Alors que la protagoniste accuse la police de violences et de racisme, les forces de l’ordre réfutent cette allégation. En réaction aux faits, une manifestation Black Lives Matter en son soutien a eu lieu samedi 13 mars, sauf que l’événement auquel ont participé «200 à 300 casseurs», selon la police, a vite dégénéré.

Afin de disperser la foule, les policiers ont d’abord fait usage de canon à eau, puis de gaz lacrymogènes. Selon les médias belges, lors des affrontements, les agents de police ont été ciblés par des jets de projectiles.

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Tags:
manifestation, Black Lives Matter, Liège
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