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Au lendemain de son échec en Provence-Alpes-Côte d'Azur, Thierry Mariani s’est retrouvé dans le collimateur du Parlement européen, tout comme quatre autres de ses collègues du RN et une députée de LFI. L’institution leur reproche d’avoir effectué des déplacements non justifiés en faisant valoir leur mandat.

Le Parlement européen a exclu cinq eurodéputés RN des missions officielles d'observation des élections diligentées par l'institution, à savoir Thierry Mariani, Virginie Joron, Jean-Lin Lacapelle, Hervé Juvin et Philippe Olivier.

L’affaire a été divulguée le 28 juin par le site EUobserver. L’institution reproche aux eurodéputés RN d'avoir conduit des missions officieuses en Russie en juillet 2020 et au Kazakhstan en janvier 2021, en plus de s'être arrogé le titre d'eurodéputés en mission d'observation alors que le Parlement européen avait, au contraire, décidé de boycotter ces deux élections.

La gauche européenne aussi dans le viseur

Trois autres eurodéputés étrangers sur liste noire appartiennent au groupe d'extrême gauche Gauche unitaire européenne/Nordic Green Left. Ce sont deux politiciens irlandais, Clare Daly et Mick Wallace, et un Espagnol, Manu Pineda, lequel est allé observer les élections en Équateur et au Venezuela.

L’eurodéputée LFI Leïla Chaibi a été également sanctionnée pour l'organisation d'une mission électorale en Équateur jugée fausse par Strasbourg. Elle a pour le moment reçu un rappel à l’ordre aux côtés de la parlementaire espagnole de gauche Idoia Villanueva Ruiz.

Dans un communiqué sur Twitter, l’Insoumise a dénoncé «des accusations mensongères».

Mariani fustige la décision et une «parano antirusse»

Dans un commentaire au Figaro, Thierry Mariani a qualifié l’institution de «plus en plus totalitaire» et a dénoncé «une sanction politique» car les eurodéputés en question n’ont pas même été auditionnés.

«Comme disait Chirac, ça en touche une sans faire bouger l'autre. La décision qui a été prise revient à nous exclure de missions auxquelles nous n'étions de toute façon jamais associés», réagit l'intéressé. «Le Parlement européen est une institution de plus en plus totalitaire qui n'accepte pas que l'on ne partage pas l'opinion de la majorité. Ces décisions ont été prises sans que nous soyons auditionnés, contrairement aux ONG qui l'ont été.»

Revendiquant l’intérêt à maintenir ses contacts avec Moscou, il annoncé une nouvelle visite en Russie en septembre.

«En septembre, il y a des législatives en Russie et je m'y rendrai», a-t-il souligné. «Ce Parlement européen a besoin de voir un psychiatre. Il y a une parano antirusse comme jamais je n'aurais pu l'imaginer. On voit des Russes partout, de la désinformation russe partout. Si un ordinateur ne marche pas, ce sont les Russes. En réalité, tout cela devient grotesque.»

Voyages de Mariani en Russie

Emmenée par le président de l'association Dialogue franco-russe Thierry Mariani, une délégation de cinq eurodéputés français du Rassemblement national est allée le 1er juillet 2020 en Crimée pour observer le scrutin sur la révision de la Constitution russe.

Outre cet habitué des déplacements en Syrie, en Crimée et dans les territoires de l'est de l'Ukraine, elle comprenait les politiciens déjà mentionnés: Jean-Lin Lacapelle, Philippe Olivier, Hervé Juvin, et Virginie Joron.

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Tags:
Kazakhstan, Crimée, liste noire, Commission des affaires étrangères du Parlement européen (AFET), Parlement européen, Thierry Mariani
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