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Guidée par l’appât du gain, la gérante d'un institut de beauté en Seine-Saint-Denis a obtenu 210.000 euros d’aides au chômage partiel mises en place par l'État en raison de l'épidémie de coronavirus, rapporte LCI. Elle s’est notamment fait refaire la poitrine et le fessier chez un chirurgien esthétique.

La gérante d'un institut de beauté en Seine-Saint-Denis est soupçonnée d'avoir détourné les aides au chômage partiel mises en place par l'État suite à l'épidémie de Covid-19, rapporte ce 14 octobre LCI.

L’intéressée, 38 ans, a obtenu 210.000 euros d’aides financières après avoir signalé sur le site internet mis en place par l’État lors du confinement la situation de grande précarité des 50 employés qu’elle n’avait pas en réalité.

«Une simple déclaration sur internet suffisait alors, il n’y avait aucun contrôle», précise un magistrat.

Selon l’enquête, elle a d’abord dépensé 12.000 euros pour se faire refaire la poitrine et le fessier chez un chirurgien esthétique. La gérante a également acheté un véhicule pour 35.000 euros et des articles de luxe.

Une santé mentale fragile

En outre, elle a réglé les frais de scolarité de ses quatre enfants avec un chèque de 25.000 euros et déposé 90.000 euros sur leurs comptes bancaires. Prévoyante, elle a également mis 86.500 euros de côté.

Devant les policiers, elle a expliqué sa démarche par une santé mentale fragile. Relâchée à l’issue de sa garde à vue, la mise en cause doit être convoquée le 22 octobre au tribunal judiciaire de Paris, avant un probable procès.

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épidémie, Covid-19, Seine-Saint-Denis, France
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