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Un mineur a une nouvelle fois été interpellé au volant d’une voiture. Son oncle, un trentenaire, avait voulu «lui faire plaisir» en lui permettant de conduire. Âgé de 12 ans, l’enfant touchait à peine les pédales.

Des gendarmes ont arrêté le 14 mars à Arsy (Oise), sur l'autoroute A1, un véhicule avec un Tunisien à la place du passager. Au volant, ils ont découvert… son neveu de 12 ans et son fils de six ans à l'arrière, rapporte Le Parisien.

L’adulte, un résident belge, a expliqué avoir «cédé» aux demandes insistantes de son neveu pour «lui faire plaisir».

Ce dernier s'est engagé sur la deux-fois-trois-voies avant d’être repéré par le peloton d'autoroute de Senlis. Les agents ont voulu contrôler la voiture car ils distinguaient à peine le conducteur.

Il avait bu

Après avoir stoppé le véhicule, ils ont vu le garçonnet qui touchait à peine les pédales. La ceinture de sécurité était en outre trop grande pour lui.

Interrogé par les gendarmes, le trentenaire s’est avéré positif à l'alcool, avec 0,3 mg par litre d'air expiré.

Il a prétendu avoir cru que son neveu avait 14 ans. Pour se justifier, il a raconté que son frère, le père du conducteur en herbe, l'avait déjà fait conduire «sur des chemins privés en Tunisie».

Contacté, le père, qui vit à Paris, aurait déclaré aux forces de l'ordre que son frère «est trop gentil dans la vie». Gentil ou non, il a été condamné à six mois de prison avec sursis et 500 euros d'amende par le tribunal de Compiègne.

Les sanctions prévues

En laissant son enfant ou autre mineur prendre le volant, les Français encourent des peines qui varient selon l’âge et les faits. Depuis 2019, un mineur peut débuter la conduite accompagnée à 15 ans et passer son permis de conduire à 17 ans, mais il ne peut pas conduire seul avant d’avoir 18 ans.

Un mineur surpris au volant encourt une amende de 15.000 euros et une peine de prison de 18 mois, explique le magazine Presse Auto tout en soulignant que sur les sanctions, «la loi n’est pas complètement claire, les documents sur le sujet étant minimes». Inculpé, il risque de ne pas pouvoir passer son permis de conduire pendant les cinq premières années de sa majorité.

En cas d’accident causé par le mineur, une amende de 15.000 euros s’ajoute aux dédommagements payés par les parents. La responsabilité de ces derniers est engagée et des peines plus sévères sont prévues en cas de décès de la victime, précise le magazine.

En Tunisie, les peines encourues diffèrent. Ainsi, un mineur inculpé est privé de l'examen pour le permis de conduire pour une durée allant de six mois à deux ans. Cette durée maximale est appliquée en cas d'accident de circulation ayant fait des morts ou des dommages corporels.

La conduite sans permis de conduire ou sans avoir obtenu la catégorie requise est punie en Tunisie d’un emprisonnement de six mois au maximum et/ou d’une amende allant de 200 à 500 dinars (de 61 à 152 euros).

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Oise, France, Tunisie
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