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Un jeune migrant érythréen est soupçonné d’avoir tué un homme à Paris dans la nuit de vendredi à samedi, puis d’avoir tenté de violer une professeure de français la nuit suivante, rapporte Le Parisien. La question de sa responsabilité pénale est déjà posée.

Le XIXe arrondissement de Paris a été marqué par le meurtre d’un migrant à coups de pierre dans la nuit du 7 au 8 mai, puis d’une tentative de viol en pleine rue le lendemain. Le suspect est un ressortissant érythréen de 24 ans, selon les informations du Parisien.

Des passants ont alerté les forces de l’ordre après avoir découvert, la nuit du meurtre, un cadavre ensanglanté gisant dans un buisson près de la porte d’Aubervilliers. Une pierre couverte de sang a été découverte à proximité.

L’autopsie a montré que la victime, née en 1986 et originaire du Soudan, avait reçu de nombreux coups de pierre sur la tête et au larynx ayant causé sa mort. L’enquête se poursuit.

Une analyse ADN révélatrice

Toujours dans le XIXe arrondissement, une professeure de français a subi une tentative de viol en pleine rue, la nuit suivante, place de la Bataille de Stalingrad. L’auteur présumé, un migrant érythréen, a rapidement été interpellé par la police après les faits.

Les enquêteurs ont découvert que son ADN correspondait à celui retrouvé sur la scène du meurtre du migrant tué la nuit précédente, poursuit Le Parisien. L’analyse des images de vidéosurveillance confirme cette version.

Le tueur présumé a été de nouveau placé en garde à vue dimanche, avant d’être admis lundi à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police (IPPP), d’après le parquet de Paris, cité par le quotidien. Il y subira une expertise pour déterminer si le jeune homme peut être tenu responsable de ses actes devant la justice.

Un moyen d’éviter d’être condamné

Une autre expertise psychiatrique a récemment permis au meurtrier de Sarah Halimi, en avril 2017, d’éviter d’être jugé. En avril 2021, la Cour de cassation, plus haute juridiction de l'ordre judiciaire, a rejeté le pourvoi formé par la famille de la victime contre la décision rendue en 2019 par la cour d'appel de Paris, selon laquelle le jeune homme était irresponsable pénalement. La décision se fondait sur trois expertises qui avaient conclu que le tueur avait commis son crime lors d'une «bouffée délirante» suite à une forte consommation de cannabis.

Cette affaire retentissante aux couleurs antisémites continue d’alimenter la polémique.

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meurtre, Paris, migrants
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