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Aucune injection, aucun effet secondaire, mais 300 euros: une agente du centre de vaccination d’Athis-Mons a été suspendue pour avoir vendu de faux certificats de vaccination. Une pratique qui existe aussi à Moscou, où les escrocs ont commencé à vendre des codes QR frauduleux.

À Athis-Mons, dans l’Essonne, une employée municipale est soupçonnée d’avoir vendu de faux certificats de vaccination, relate Le Parisien.

«Une enquête est en cours. L’affaire va se traiter sur deux volets: pénal mais aussi administratif. Au regard de la gravité des faits, une mesure interne de suspension de fonction a été immédiatement prise dès que nous avons eu connaissance des faits», a informé le maire PS, Jean-Jacques Grousseau.

La mairie a déposé plainte le 28 mai.

Sa tactique

Attachée au service jeunesse de la ville, la femme travaillait pour le centre de vaccination local en s’occupant des rendez-vous et de la gestion des stocks de vaccin.

Le 8 mai, la plateforme de la sécurité sociale Ameli a été victime d’une panne informatique sur l’ensemble de ses centres. La grande majorité des certificats n’a pas pu être délivrée.

Profitant de la panne et de la confiance du personnel, la femme a édité de faux documents, mélangés aux authentiques. Selon une infirmière interrogée par le média, ils étaient notamment destinés «à des personnes qui souhaitaient voyager immédiatement et ne voulaient pas attendre le délai entre les deux doses.»

Son stratagème démasqué

Ses collègues ont commencé à avoir des soupçons lorsqu’une personne, qui ne s’était jusqu’alors jamais rendue au centre, s’est présentée à l’accueil pour retirer son certificat.

«Sa supérieure a commencé à se méfier et a regardé de plus près ce qu’il se passait », a raconté l’infirmière.

D’après l’enquête, les faux certificats ont été obtenus par moins d’une dizaine d’individus pour 300 euros l’unité. «Elle a été démasquée avant d’avoir le temps d’en faire beaucoup. C’est un acte isolé, elle n’a bénéficié d’aucune complicité. Elle a abusé de notre confiance», a déclaré sa collègue, soulignant que «le protocole a été entièrement revu afin que cela ne se reproduise pas».

Faux codes QR à Moscou

Dès le 28 juin, pour aller au restaurant à Moscou ou se faire soigner à l’hôpital il faudra un code QR attestant de sa vaccination. Le jour de l’entrée en vigueur de la mesure, des escrocs ont commencé à en fabriquer de faux, vendus sur le DarkNet au prix moyen de 11.000 roubles (127 euros).

Cette situation suscite les inquiétudes du Kremlin, qui estime nécessaire de prendre des mesures pour lutter contre «ces escrocs», a commenté le porte-parole du Président, Dmitri Peskov.

«La falsification de documents est un délit. C'est à la fois troublant et regrettable que ce créneau soit immédiatement rempli de divers escrocs prêts à mettre la santé des gens en danger. Bien sûr, nous avons besoin de mesures pour lutter contre eux», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse en ligne.

Dans le même temps, le président du comité du Conseil de la Fédération sur la législation constitutionnelle, Andrei Klichas, a annoncé que la fabrication et l'utilisation de faux codes QR pouvait entraîner jusqu'à deux ans de prison.

Selon lui, dans ce cas il s’agit d'une violation des règles sanitaires et épidémiologiques. L’achat d’un faux certificat de vaccination contre le coronavirus fait peser sur les Moscovites jusqu'à un an de prison.

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Tags:
passeport sanitaire, certification, Code QR, Moscou, Russie, France, Essonne
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