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Présidentielle 2017 en France (205)
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Comme tous les candidats à la présidence dans un peu tous les pays, Marine Le Pen est partie en quête de financements pour sa campagne électorale. Suite aux refus des banques françaises, les médias n’ont pas tardé à savourer cette opposition.

Le fait que la leader du Front national (FN) se soit heurtée aux refus des banques françaises, de leur emprunter 12 millions d'euros pour financer sa course à la présidence, a reçu un accueil chaleureux des médias français.

Le Parisien n'a pas tardé à organiser un sondage sur ce refus des banques françaises de prêter à cette candidate déclarée, dont la côté subit une hausse considérable ces derniers mois. D'après l'édition, l'argent attendu pourrait venir des États-Unis, du Royaume-Uni et bien — évidement — de Russie.

Merci, Capitaine Evidence ! Mais cette histoire qui manque un peu d'humour ne s'arrête pas là !

Le Canard enchaîné a notamment évoqué l'intention des services de renseignements américains d'ouvrir une enquête sur d'éventuels emprunts d'argent par le FN auprès d'une banque russe.

Ces hypothèses mises en relief, les médias ont peut-être oublié de citer quelques autres exemples d'emprunts, qui constituent une pratique habituelle chez les hommes politiques auprès des États et de personnalités bien plus controversées.

Ainsi, Nicolas Sarkozy avait reçu en 2005 un certain soutien de l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi pour sa campagne présidentielle.

Le dernier exemple de financement, où le retour sur investissement sera nul à cause de sa défaite, touche à la dernière course à la présidence d'Hillary Clinton, la plus coûteuse de l'histoire des États-Unis, le total ayant dépassé 1,2 milliard de dollars (environ un milliard d'euros), selon le New York Post. L'ex-leader du Parti démocrate américain accordait toujours un accueil cordial à un peu tous les sponsors via la Fondation Clinton. D'abord, il s'agit du soutien royal accordé par l'Arabie saoudite, pilier financier de l'État islamique, le Qatar et le Koweït. Des organisations financières allemandes et des institutions françaises ont également financé la dernière campagne de Mme Clinton directement ou par la Fondation Clinton, par exemple, grâce à la taxe de solidarité sur les billets d'avion.

Espérons, qu'après les fêtes de Noël et avec une pause dans la présidentielle française, les médias mainstream arriveront à trouver des actualités bien plus vérifiées sur les acteurs majeurs de la campagne électorale.

Vraiment, il est difficile d'attraper un chat noir dans une pièce sombre, surtout quand il n'y est pas.

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Russie, États-Unis, France, Royaume-Uni, Arabie Saoudite, Koweït, Qatar, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, Mouammar Kadhafi, Hillary Clinton, Etat islamique, Front national (FN), Le Parisien, Canard Enchaîné, New York Post, Clinton Foundation, Présidentielle française 2017, Noël, Capitaine Évidence, banques, financement, emprunts, candidats, médias mainstream
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