Ecoutez Radio Sputnik
    Deuxième débat de la primaire à gauche

    Primaire à gauche: des candidats pour une France plus forte face à Trump et Poutine

    © REUTERS / Bertrand Guay
    France
    URL courte
    Primaire de la gauche en France (31)
    83447

    Pour tous les candidats de la gauche, Paris doit être ferme face à Moscou et à Washington, mais certains d’entre eux sont toutefois prêts à discuter avec Poutine et Trump, alors que d’autres vont jusqu’à l’idée de créer une alliance militaire européenne pour garantir l’indépendance de la France.

    La France doit adopter une position ferme face aux présidents russe et américain, Vladimir Poutine et Donald Trump, ont estimé dimanche les sept candidats lors du deuxième débat télévisé organisé à la veille de la primaire de la gauche.

    Jean-Luc Bennahmias, Vincent Peillon et Sylvia Pinel, ont jugé possible un dialogue avec la Russie et les États-Unis.

    « Nous ne choisissons pas les présidents des autres nations. Il ne s'agit pas de savoir si nous aimons ou pas Trump ou Poutine (…). La France doit discuter avec Trump et Poutine et c'est ce qu'elle fait. Ce n'est pas parce qu'on discute qu'on est d'accord sur tout. Enfin, ce serait plus simple si l'Europe avait une politique diplomatique commune », a notamment indiqué Jean-Luc Bennahmias, ancien député français au Parlement européen, ex-membre des Verts et du MoDem.

    Selon Vincent Peillon, ministre de l'Éducation nationale du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, la France doit discuter avec Donald Trump et Vladimir Poutine en restant forte grâce à sa politique de défense et de sécurité commune avec les autres pays européens.

    « On ne sait pas si c'est un nouvel ordre ou un nouveau désordre. Trump, c'est une incertitude pour l'avenir. Les pays de l'Est sont très inquiets face à Poutine. Il faut parler avec chacun et être ferme », a-t-il répondu à la question de savoir quelle influence aura l'élection de Donald Trump au poste de président américain sur la politique extérieure française.

    Sylvia Pinel, ex-ministre du Commerce et du Logement, a aussi réclamé une plus grande coopération européenne. D'après elle, la France doit œuvrer pour la construction européenne afin de pouvoir parler avec les États-Unis et la Russie.

    « Notre première priorité est de relancer la construction européenne pour parler avec les États-Unis et la Russie », a-t-elle noté.

    Pour Manuel Valls, ex-premier ministre et ministre de l'Intérieur, « l'Europe est aujourd'hui menacée par Poutine, ou Trump » et la France doit rester insoumise.

    « Dans un monde dur et incertain, j'ai une stratégie pour la France. Qui repose sur deux principes : l'indépendance de notre pays et être à la hauteur du monde nouveau. Avec un grand principe, c'est l'Europe, qui doit être forte », a-t-il martelé.

    Selon lui, il ne faut « aucune soumission à l'égard d'une grande puissance ».

    François de Rugy et Arnaud Montebourg ont proposé une alliance militaire européenne pour faire face à Donald Trump et Vladimir Poutine.

    Trump « veut faire une alliance avec Poutine et veut remettre en cause l'accord sur le climat (…). Je propose une alliance militaire européenne. Et il y aura des mesures de rétorsion si Trump remet en cause l'accord sur le climat », a notamment déclaré François de Rugy, président du Parti écologiste.

    D'après Arnaud Montebourg, la France doit prendre ses distances de la Russie et des États-Unis pour rester indépendante.

    « Il faut se méfier autant des cyberattaques russes que des écoutes illégales de la NSA (…). Il faut construire l'alliance militaire européenne de façon indépendante (…). Nous avons une politique indépendante. Nous ne pouvons pas être suivistes », a noté Arnaud Montebourg, ministre de l'Économie des gouvernements Ayrault et Valls.

    Benoît Hamon, ancien ministre de l'Éducation nationale du gouvernement de Manuel Valls, a exprimé sa méfiance à l'égard de Donald Trump avant de proposer à son tour de lancer des projets de défense européens.

    « L'arrivée de Trump crée un mouvement d'instabilité. Mais cela nous offre une opportunité de mettre en place une stratégie. La France a un rang (…). Cela signifie que nous devons proposer des coopérations en matière de défense mais aussi en matière de protection de nos frontières », a estimé Benoît Hamon.

    La primaire qui doit désigner le candidat socialiste (et alliés) pour la présidentielle française aura lieu les 22 et 29 janvier prochains. Sept candidats sont en lice: Manuel Valls, Vincent Peillon, Jean-Luc Bennahmias, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, Sylvia Pinel, et François de Rugy.

    Suivez Sputnik sur Telegram pour ne jamais manquer les actualités les plus importantes grâce à nos sélections du matin et du soir. Pour recevoir les actualités de notre chaîne, il suffit de télécharger l'application Telegram sur n'importe quel smartphone, tablette ou ordinateur puis cliquer sur le lien et appuyer sur « Join »

    Dossier:
    Primaire de la gauche en France (31)

    Lire aussi:

    Débat de la primaire de gauche: l’abattoir des illusions
    Primaire à gauche : pourquoi l’absence de sondage n’inquiète pas
    À qui profite l’absence de sondage pour la primaire de la gauche?
    Vincent Peillon annonce sa candidature à la primaire de la gauche
    Tags:
    alliance militaire, politique étrangère, primaire de la gauche en France (2017), Arnaud Montebourg, Jean-Luc Bennahmias, Vincent Peillon, François de Rugy, Manuel Valls, Donald Trump, Vladimir Poutine, Europe, États-Unis, Russie, Paris, France
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik