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    Jean-Luc Mélenchon

    Mélenchon «insoumis», est-il prêt au rassemblement?

    © AFP 2019 Alain Jocard
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    Jean-Luc Mélenchon s’est dit jeudi «ouvert à la discussion» avec Benoît Hamon, candidat socialiste à la présidentielle. Quels résultats faut-il attendre d’une telle rencontre alors qu’un ralliement, à l’instar de Yannick Jadot, ne semble pas séduire le candidat de La France insoumise? L’idée de ressembler la gauche a-t-elle encore ses chances?

    Jeudi soir, Jean-Luc Mélenchon a été interrogé par les journalistes de L'Émission politique, sur France 2, à propos de la possibilité d'un rassemblement de la gauche. Et, fait curieux, alors que l'on croyait que Jean-Luc Mélenchon préférait rester « insoumis », il s'est déclaré ouvert au dialogue avec le socialiste Benoît Hamon, affirmant ne « fermer aucune porte » à deux mois du premier tour de l'élection présidentielle.

    « Je suis ouvert à la discussion, ce n'est pas moi qui ai fermé la porte », a-t-il déclaré. Et d'ajouter: « Si Benoît Hamon me dit: "Je te propose le principe d'une candidature unique", je regarderai ce qu'il me propose, ce n'est pas ce qu'il a fait. »

    Il a évoqué même comme disponibilité les journées de « dimanche ou lundi » pour rencontrer Hamon. Benoît Hamon, à son tour, a répondu vendredi favorablement à l'offre de discussions de Jean-Luc Mélenchon.

    « Je lui dis que j'accepte volontiers sa proposition, que je lui propose même que nous ayons une discussion à quelques-uns, dont Yannick Jadot, pour voir dans quelles conditions la gauche peut se rassembler », a déclaré Benoît Hamon sur France 2.

    À l'évocation d'une candidature commune, Benoît Hamon a dit considérer « être aujourd'hui en situation de pouvoir l'incarner, car je peux parler à toutes les composantes de la gauche ».

    Néanmoins, le candidat de La France insoumise ne le croit pas: « C'est dur, parce que les gens qui sont avec moi détestent tellement le PS maintenant que c'est moi qui dois dire "‘doucement, du calme, on ne va pas y arriver comme ça" ».

    Après le second tour de la primaire socialiste, Jean-Luc Mélenchon s'est avant tout félicité du fait que « pour désigner son candidat, le PS ait préféré nos mots à ceux de son propre gouvernement ». Avant d'ajouter que « c'est à nous qui avons porté ce choix tant d'années d'être à la hauteur pour le rendre victorieux (ce programme, ndlr.), la campagne des "Insoumis" et ma candidature sont là pour cela. Rien que pour cela. »

    En outre, Jean-Luc Mélenchon ne semble pas séduit par un rassemblement avec Yannick Jadot:

    « Je ne vais pas accepter de négocier je ne sais quoi sur un coin de table pour échanger des circonscriptions comme un Yannick Jadot », a-t-il lancé ironiquement à propos de l'écologiste.

    Ce dernier, qui est arrivé en tête du second tour de la primaire à gauche, a annoncé vouloir rassembler tous les socialistes, la gauche et les écologistes. Il compte construire une majorité gouvernementale avec Yannick Jadot, candidat écologiste, et Jean-Luc Mélenchon, dirigeant de La France insoumise.

    Si l'écologiste Yannick Jadot a annoncé jeudi soir qu'il renonçait à sa candidature à l'élection présidentielle au profit d'une alliance avec Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon semble vouloir aller « jusqu'au bout ». La rencontre de gauche mettra les ponts sur les i. Et l'on verra si le candidat de La France insoumise l'est autant que cela.

    Dossier:
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    élection présidentielle, candidats, Présidentielle russe 2008, Benoît Hamon, Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon, France
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