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    Nicolas Dupont-Aignan

    Porte-parole de Debout la France: «TF1 a joué avec les zones grises»

    © AFP 2019 JOEL SAGET
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    Treize millions: c’est le nombre de vues enregistrées par la vidéo du candidat de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan le montrant quittant le plateau de TF1, samedi 18 mars, au nom de la démocratie. Son porte-parole Laurent Jacobelli a répondu aux questions de Sputnik sur le débat qui s’est tenu sans lui et a commenté la course présidentielle.

    Le porte-parole du candidat de Debout la France, Laurent Jacobelli, a fait part à Sputnik de son attitude face au geste de son chef Nicolas Dupont-Aignan, candidat à la présidentielle, qui a quitté brusquement le plateau du journal de TF1 samedi dernier.

    Selon le président de Debout la France, ce n'est pas à une chaîne de télévision de déterminer qui sont les candidats « principaux » dignes de participer à une présidentielle et qui en sont les « petits candidats ». Son porte-parole Laurent Jacobelli a affirmé que Nicolas Dupont-Aignan était un candidat courageux, qui ne faisait que lutter pour la présence de la démocratie dans le déroulement de l'élection présidentielle

    « Il y a un déni de démocratie aujourd'hui dans l'organisation des débats. C'est une confiscation de l'élection présidentielle, les faits sont graves. C'est une première dans l'histoire de la démocratie et de la Ve République. Il fallait avoir une action forte, symbolique, courageuse, et c'est exactement ce qu'a fait Nicolas Dupont-Aignan », a-t-il déclaré.

    Il estime que le simple fait que 13 millions d'internautes aient visionné la vidéo de M. Dupont-Aignan quittant le débat de TF1 le 18 mars montre qu'il « est soutenu par la population, compris par la population qui en a marre de ce mépris qui fait que dès qu'on ne pense pas comme on demande de penser, on est écarté, mis sur le bas du chemin, sur le côté du chemin ».

    En réponse à une question concernant le rejet par le Conseil d'État du recours de Nicolas Dupont-Aignan, qui contestait ne pas pouvoir participer au débat de TF1, Laurent Jacobelli a souligné tous les faits accompagnant ce rejet et que TF1 a effectivement omis.

    « Il [le Conseil d'État] l'a rejeté, mais il l'a rejeté avec des réserves, des réserves sur la manière dont le débat est organisé. Et vous savez, la loi, il y a ceux qui la respectent… et il y a ceux qui jouent avec les zones grises. C'est exactement ce qu'a fait TF1 en organisant son débat bien plus tôt que les autres chaînes, pour avoir à échapper à l'égalité du temps de parole », a-t-il souligné.

    Pour lui, la décision de TF1 de ne laisser la parole qu'à cinq candidats reste incompréhensible. Il a aussi martelé n'avoir « rien contre TF1 », mais que « c'étaient les citoyens français qui devaient décider qui [des 11 candidats à la présidentielle] avait le droit de passer en prime time dans un débat et qui ne l'avait pas ».

    Sputnik a également interrogé Laurent Jacobelli sur son opinion sur le débat qui, malgré la situation complexe, a eu lieu le 20 mars parmi les 5 candidats invités.

    « Je me suis beaucoup ennuyé. J'ai vu qu'il y avait peu de propositions concrètes, j'ai vu des candidats qui étaient dans des postures, qui faisaient de très belles phrases avec des grands principes. Je n'ai, pour être très honnête, absolument pas vu qui serait parmi eux notre prochain président de la République », a-t-il confié à Sputnik.

    Selon lui, si Nicolas Dupont-Aignan avait pris part à ce débat, il aurait parlé d'une « France qui retrouvait son rang dans le monde, une France qui redevenait le paradis des chercheurs, le pays de l'innovation, le pays qui montrait au monde la bonne direction en termes de démocratie, en termes de justice sociale et en termes d'innovations ». Malheureusement, le débat de TF1 du 20 mars a « manqué [de] convictions, [de] courage, [de] mesures précises très concrètes et [d'une] vision de la France dans 10, 20, 100 ans ».

    Vu la position de François Fillon, Nicolas Dupont-Aignan lui aurait appelé à retirer sa candidature. Sputnik a demandé à Laurent Jacobelli de commenter cet état de choses.

    « Je crois en tout cas à la proposition parce qu'aujourd'hui il faut battre la gauche », a-t-il reconnu, ajoutant qu'il serait difficile de « reprendre pour cinq ans avec un des fils de François Hollande », y compris Emmanuel Macron et Benoit Hamon.

    M. Jacobellu a conclu en disant qu'il fallait « quelqu'un à droite qui soit crédible, qui ait le soutien de la population et qui soit un exemple ». Étant donné que François Fillon a « à tort ou à raison » perdu sa crédibilité, Nicolas Dupont-Aignan est selon lui « le seul aujourd'hui en dehors des extrêmes, qui est capable de battre la gauche              effectivement ».

    Rappelons que le 18 mars Nicolas Dupont-Aignan a quitté le plateau de TF1 pour contester son absence au débat prévu par la chaîne pour le 20 mars, ce qui a provoqué une dispute au nom de la démocratie entre TF1 et le candidat de Debout la France, ainsi que de nombreuses réactions au sein de la communauté des internautes.

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    Tags:
    démocratie, débats télévisés, campagne présidentielle, Présidentielle française 2017, Debout la France, TF1, Laurent Jacobelli, Nicolas Dupont-Aignan, Paris, France
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