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    «Oui, j’ai vu un char russe dans le Donbass»

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    Ce Français s’est plusieurs fois rendu dans le Donbass et a vu de ses propres yeux les hostilités, la terreur, l’espoir et le bonheur de la population locale. Maintenant, le temps est venu pour Hubert Fayard de rompre le silence et de parler ouvertement au micro de Sputnik sur la situation dans la région.

    Hubert Fayard, conseiller municipal et président du centre national des entrepreneurs privés du département des Bouches-du-Rhône, s'est rendu plusieurs fois dans le Donbass.

    La semaine dernière, il s'est entretenu avec le ministère des Affaires étrangères de la République Populaire de Donetsk (RPD) sur la création du premier centre représentatif de la RPD en France qui ouvrira bientôt ses portes à Marseille et sera présidé par M. Fayard.

    Le centre représentatif aura pour but d'«informer et de réinformer les gens», car les médias mainstream ne donnent qu'une vision unipolaire de la situation dans la région, appuyée par les préjugés sur la Russie datant de l'époque de la guerre froide, selon M. Fayard.

    Pourtant, lorsqu'il s'est rendu dans le Donbass, ce Français a été frappé par l'incohérence des informations que l'on présente aux Européens sur la vie dans la région.

    «C'est une nation qui va de l'avant, qui a beaucoup de projets économiques et un avenir».

    Il a même ironisé sur la présence des «méchants Russes» dans la région.

    «Oui, j'ai vu un char russe… je l'ai vu au musée de la guerre à Donetsk il s'agit d'un T-34. Il y a un char russe, je vous le confirme», a-t-il dit.

    Il s'est souvenu d'une rencontre avec une babouchka vivant dans des conditions désastreuses, qui lui a demandé l'opinion de l'Occident sur la situation dans le Donbass.

    «À l'Ouest, on dit que vous êtes envahis par les Russes et elle répond: «Peut-être que cela serait bien s'ils viennent, mais le problème c'est qu'ils ne sont pas venus».

    M. Fayard a également évoqué la reconnaissance des gens envers la Russie, qui leur livre régulièrement de l'aide humanitaire.

    «La population locale doit dire un grand merci à la Russie. Beaucoup de gens m'ont dit: "Nous serions morts si nous n'avions pas eu l'aide de la Russie".»

    Hubert Fayard a ainsi pour mission de faire entendre la voix des habitants de la RPD à l'étranger et notamment en France, l'un des pays qui est partie prenante des accords de Minsk, à l'aide de différents moyens de communication.

    «Même si le Donbass n'est pas reconnu, la République est une nation. Et d'ailleurs à ce sujet je m'apprête à prendre un rendez-vous avec les autorités françaises (le ministère des Affaires étrangères, ndlr) en tant que représentant officiel de la République de Donetsk. Et je m'apprête aussi à informer tous les corps diplomatiques qui sont présents en France de l'existence de la représentation de la République de Donetsk», a expliqué M. Fayard.

    Pour l'instant, M. Fayard n'a pas encore été en contact avec le quai d'Orsay, expliquant sa démarche par l'envie d'agir librement et de manière indépendante. C'est donc pour cette raison qu'il n'était pas en mesure de venir dans le Donbass avec le drapeau français.

    «On m'a reproché d'avoir pris le symbole de la République française. Les symboles de la République française comme le drapeau appartiennent à tous les citoyens français et à tous les élus français parce que nous sommes les élus de la République ».

    Il souligne notamment qu'il est le grand temps d'ouvrir les yeux et de voir une version alternative des faits, tels qu'ils sont perçus par les gens de la RPD, car dès qu'un Européen se met du côté de la Russie, il acquiert immédiatement un nombre impressionnant de qualificatifs peu avantageux.

    «Depuis que je suis arrivé là-bas, je suis un bandit, un terroriste, alors je suis un tueur, j'ai touché des milliers d'euros de M. Poutine… Je ne l'ai jamais rencontré, mais j'aimerais bien, je suis aussi un idiot… moi j'ai tout», a conclu Hubert Fayard.

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    centre représentatif de la RPD en France, Hubert Fayard, Donbass, Donetsk, France, Ukraine, Russie
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