France
URL courte
20266
S'abonner

Les personnes souhaitant rendre hommage aux forces de l'ordre, aux militaires et aux pompiers tombés ou blessés durant l'année 2017 et appelant à garantir la sécurité des policiers se sont rassemblées dimanche à Paris.

Une Marche blanche placée sous le slogan «Je suis une cible», organisée par l’association Femmes des forces de l'ordre en colère (FFOC), se déroule ce dimanche à Paris.

​«Le rassemblement d’aujourd’hui est une marche blanche en l’honneur de tous nos collègues, de tous ces hommes et des femmes qui sont décédées et qui se sont suicidées la semaine dernière. Pour dire stop à tout ça, stop aux suicides, stop à la pression. Stop aux assassinats aussi, parce qu’on a beaucoup de collègues qui ont été tués», a déclaré à Sputnik Virginie, vice-présidente de l’association.

Avant le début de la marche, une délégation des Femmes des forces de l’ordre en colère a déposé des fleurs sur la Tombe du soldat inconnu et a observé une minute de silence. Ensuite les manifestants ont chanté la Marseillaise.

Les participants à la Marche blanche ont des pancartes sur le torse indiquant chacune le nom d’un policier mort ou blessé avec les mots «Je suis une cible» et des cibles collées dans le dos.

Une manifestation de soutien aux forces de l’ordre à Paris
© Sputnik . Xénia Kozlitina
Une manifestation de soutien aux forces de l’ordre à Paris

Ils portent également une grande pancarte «Policiers, citoyens tous unis, tous en colère».

Sur les Champs-Elysées, des membres du cortège se sont arrêtés pour rendre hommage au policier Xavier Jugelé abattu par deux balles dans la tête tiré par un djihadiste le 20 avril, quelques jours avant le premier tour de la présidentielle. Les manifestants ont déposé des fleurs et allumé des bougies blanches à l’endroit où le policier avait trouvé la mort.

Une manifestation de soutien aux forces de l’ordre à Paris
© Sputnik . Xénia Kozlitina
Une manifestation de soutien aux forces de l’ordre à Paris

Selon la vice-présidente des FFOC, les représentants des forces de l’ordre, qui demandent à être mieux protégées par la loi, souhaitent remettre dimanche des lettres au ministère de l’Intérieur, place Beauvau, et au Palais de l’Elysée.

«Quand on voit que les policiers sont assassinés avec des Kalachnikov, il va falloir faire autre chose que des gilets pare-balles. Il va falloir que la justice fasse aussi son travail. Il n’est pas normal que les personnes qui ont brûlé des policiers s’en sortent comme ça, sans rien derrière. Il y a des sanctions, il y a des lois. Il faut les appliquer. Cela sert à rien de recréer des lois, il faut appliquer celles qui existent», a déclaré la vice-présidente des FFOC.

Elle a rappelé que le Président Macron avait promis le 11 août dernier aux représentants des policiers en colère un rendez-vous avec le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb.

«On a toujours rien […]. Si les piliers de la République, si les piliers de la sécurité, les forces de l’ordre, les secours ne sont plus là demain, c’est les citoyens qui vont en pâtir», a conclu la vice-présidente des FFOC.

Lire aussi:

Une «violente altercation» éclate entre deux avocats lors du procès Sarkozy, l’audience suspendue
Des outils d’espionnage télécoms israéliens ont été détectés dans ces quatre pays européens
Macron n’inspire plus confiance aux Français et recourt à l’«autodéfense agressive», selon la presse allemande
Tags:
Marche blanche, manifestation, Femmes des forces de l'ordre en colère (FFOC), Paris, France
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook