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Bien que la coopération économique franco-russe continue à se développer, notamment depuis l’élection d’Emmanuel Macron, le business attend que les questions politiques soient définitivement résolues pour que les affaires puissent être propulsées à un niveau encore supérieur, estime Philippe Pégorier, président de la filiale russe d’Alstom.

Le business reste un des principaux piliers de la coopération entre la France et la Russie: loin d’être entravés par la crise, les investissements français dans l’économie russe n’ont fait qu’augmenter au cours de ces dernières années et aucune société française n’a quitté le marché, rappelle dans son commentaire à Sputnik Philippe Pégorier président d’Alstom Russie et membre du Conseil d’administration de l’AEB (Association of European Business). Toutefois, souligne-t-il, les milieux des affaires guettent impatiemment la résolution des problèmes politiques et la levée des sanctions et des contre-sanctions et ce pour que les relations prennent un élan encore plus important.

«On attend que les autorités françaises et les autorités russes résolvent les problèmes politiques qu’il y a entre eux et notamment la question des sanctions contre la Russie et des contre-sanctions. On attend qu’une dynamique nouvelle s’enclenche sur le sujet. On commence à voir quels sont les côtés positifs, alors il peut y avoir des sujets nouveaux de coopération mis sur la table», a-t-il expliqué en marge du Forum russe d'investissement de Sotchi.

Et de souligner que les relations qu’entretiennent la Russie et la France dans un très large éventail de domaines, ont connu, selon lui, une nouvelle impulsion depuis l’élection d’Emmanuel Macron.

«Il y a notamment au niveau politique une nouvelles impulsion, l’invitation de Vladimir Poutine à Versailles au mois de juin fut un moment fort, on a recréé une nouvelle relation, une relation personnelle entre les deux Présidents qui s’appellent maintenant souvent. […] Encore vendredi dernier ils ont eu une conversation téléphonique et évidemment tout le monde attend maintenant la venue d’Emmanuel Macron en Russie au mois de mai, certainement à Moscou et à Saint-Pétersbourg au Forum économique de Saint-Pétersbourg», a-t-il indiqué, soulignant qu’il s’agirait d’un moment fort précisément pour la communauté d’affaires.

À la question de savoir ce qu’attendaient précisément les entrepreneurs de ce déplacement du Président français en Russie, il a répondu que le business attendait des «encouragements» et que les chefs d’États prennent en compte les problèmes auxquels sont confrontés les milieux d’affaires et qui sont principalement liés aux divergences d’ordre politique entre les deux États.

Et de rappeler qu’outre le business, il y a eu au cours de ces dernières années des développements socio-culturels et scientifiques très importants qui se voient éclipsés dans la presse par des sujets politiques. «Beaucoup plus de choses nous unissent que nous séparent», a conclu, optimiste, Philippe Pégorier.

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Tags:
partenariat, business, affaires, coopération, investissements, sanctions, Philippe Pégorier, Emmanuel Macron, Vladimir Poutine, Sotchi, France, Russie
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