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    Alors que la commercialisation de cannabis «light» avait le vent en poupe, avec les nombreuses ouvertures de boutiques au cours de ces dernières semaines, les forces de l’ordre viennent de fermer et perquisitionner deux coffee shops parisiens, ce mercredi 27 juin, afin d’analyser les produits vendus.

    Un petit tour puis s'en va… en fumée. Selon LCI, deux «coffee shops» parisiens qui avaient vu le jour récemment ont été perquisitionnés et fermés ce mercredi 27 juin. Les forces de l'ordre, toujours selon nos confrères, auraient saisi les produits de ces deux boutiques afin de les analyser en laboratoire et ont également mis les gérants en garde à vue. Ces perquisitions font suite à l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet de paris, le 11 juin dernier, pour les chefs d'accusation suivants: emploi, acquisition, transport, détention, offre et cession de stupéfiants.

    La justice semble donc chercher à déterminer si le Cannabis CBD proposé (crèmes de beauté, tisanes, etc.) aux clients ne contient aucune trace du principe actif psychotrope du cannabis, le THC. En effet, selon les gérants de ces coffee shops, leur activité est légale, car le droit européen autorise la commercialisation de cannabis CDB (ou cannabidiol), en bref une version «light» de la célèbre drogue, si celle-ci ne contient qu'un taux de THC inférieur à 0,2%. Or, comme le rappelait la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca), dans une note publiée le 11 juin, «le taux de 0,2% de THC n'est pas un seuil de présence dans le produit fini, mais dans la plante elle-même. Or, des contrôles réalisés dans certains produits présentés comme contenant du CBD ont révélé la présence de THC. La présence de THC dans les produits finis, quel que soit son taux, est interdite.»

    Néanmoins, Me Francis Caballero, spécialiste en droit des drogues, déclarait à l'AFP que «l'arrêt Hammarsten du 16 janvier 2003 précise que l'Europe s'oppose à toute restriction du commerce du CBD. La France ne peut pas restreindre ou interdire ce commerce.» Un point de vue remis en cause par Agnès Buzyn, ministre de la Santé, qui explique que ces nouveaux commerces se sont ouverts sur une zone grise du droit.

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    Tags:
    fermeture, drogue, cannabis, Paris, France
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