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Entre les huées et les insultes, Emmanuel Macron traverse une période difficile depuis le début de la crise des Gilets jaunes. «Il ne sort plus sans se maquiller tellement il est marqué», a annoncé un député de La République en marche dans un article du quotidien Le Monde, retraçant la vie à huis clos du Président.

Sur fond de crise des Gilets jaunes qui ne s'essouffle toujours pas depuis mi-novembre, le quotidien Le Monde a publié le 22 décembre un article décrivant «la vie à huis clos d'Emmanuel Macron». Décrivant les ennuis rencontrés par M.Macron en mal de popularité, le journal livre de nombreux témoignages de son entourage.

Si le locataire de l'Élysée aimait les promenades et allait volontiers au contact du peuple, il se fait désormais discret. Depuis le déclenchement du mouvement des Gilets jaunes, le Président se retrouve souvent sous une pluie d'insultes et de menaces.

Parmi les propos rapportés par le quotidien, on retrouve ceux de Sylvain Fort, chargé de communication de la présidence de la République qui ne cache pas ses craintes par rapport à la défiance grandissante des Français vis à vis de leur Président qu'il décrit comme une «défiance transformée en sécession».

Alors que devant les députés de La République en marche ou en conseil des ministres, Emmanuel Macron ne laisse échapper aucune fébrilité, ceux qui le croisent notent sa fatigue.

«Il ne sort plus sans se maquiller tellement il est marqué. Il se maquille même les mains», a même déclaré un député du parti présidentiel cité par Le Monde.

En relatant les péripéties rencontrées par Emmanuel Macron, Le Monde rappelle, entre autres, les récentes exfiltrations d'urgence du Président de la République, comme celle qui a eu lieu au Puy-en-Velay, le 4 décembre dernier.

«L'Élysée est devenu un huis clos où les corps étrangers sont de plus en plus rares», écrit Le Monde.

Le Président reçoit des visiteurs qui sont, dans la plupart, du «premier cercle». Il a également récemment reçu le président du Sénat, Gérard Larcher, ou l'ancien chef de l'État Nicolas Sarkozy.

Dans ce contexte particulièrement tendu, la personne d'Emmanuel Macron semble faire l'objet d'une colère particulière, au-delà de sa politique ou de sa fonction.

Ainsi, alors qu'il célébrait son anniversaire ce 21 décembre, des internautes ont exprimé leur colère sur les réseaux sociaux en appelant à lui «pourrir la fête» par de nouvelles mobilisations. Pire encore, un pantin à l'effigie d'Emmanuel Macron a été décapité dans la soirée du vendredi 21 décembre lors d'une manifestation de Gilets jaunes à Angoulême. Le procureur de la République en Charente a annoncé avoir ouvert une enquête «pour provocation au crime et outrage», confiant celle-ci au commissariat de police d'Angoulême.

À trois jours de Noël, les Gilets jaunes ont de nouveau mobilisé leurs troupes pour un sixième samedi consécutif de manifestations. De multiples rassemblements dans un climat plus ou moins tendu ont réuni 38.600 personnes en France à 18h00, contre 66.000 samedi dernier à la même heure, selon le ministère de l'Intérieur.

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gilets jaunes, insulte, menaces, critiques, politique, Emmanuel Macron, France
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