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    Angela Merkel et Emmanuel Macron

    Céder l'Alsace et la Lorraine à l’Allemagne? L’Élysée répond directement

    © AFP 2019 Ludovic Marin
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    Alors que des internautes voient dans le traité d'Aix-la-Chapelle la potentielle cession de l'Alsace et la Lorraine à la partie allemande, l’Élysée s’est confié sur la question au quotidien 20 Minutes et ce en vue de la signature prochaine du document par Emmanuel Macron et Angela Merkel le 22 janvier. Aucune portion de territoire ne sera cédée.

    Plusieurs rumeurs circulaient sur les réseaux sociaux autour de la signature prochaine du traité d'Aix-la-Chapelle par Emmanuel Macron et Angela Merkel le 22 janvier 2019.

    Bien que l'on puisse lire sur le site de l'Élysée que «le traité d'Aix-la-Chapelle renforcera les liens déjà étroits entre l'Allemagne et la France», certaines personnes se sont montrées méfiantes sur le sujet.

    Ainsi, des internautes pensent que les vraies conséquences de la signature du document en question seraient délibérément cachées aux Français et ce dans le but de porter atteinte aux intérêts du pays et notamment de céder l'Alsace et la Lorraine à l'Allemagne.

    Par exemple, le député européen Debout la France (DLF) Bernard Monot a, à ce sujet, dit dans une vidéo postée sur YouTube (désormais supprimée): «Comme pour le Traité de Marrakech, nous sommes tous enfumés par le pseudo grand débat national pendant que, dans notre dos, Macron prépare un secret un nouveau putsch contre la France».

    Cependant, l'Élysée s'est exprimé au quotidien 20 Minutes quant aux craintes des Français les plus méfiants:

    «C'est évidemment faux. Ce traité crée des outils, il ne change pas en lui-même nos lois et respecte par définition notre Constitution».

    Avant de poursuivre que le texte «permettra aux collectivités frontalières d'identifier des blocages sur le terrain, pour permettre d'adapter plus facilement et plus rapidement, si besoin, le droit aux situations locales et faciliter la vie des citoyens vivant près de la frontière allemande, notamment les 50.000 Français qui traversent quotidiennement la frontière pour aller travailler en Allemagne».

    Le remplacement du français par l'allemand n'est pas non plus à l'ordre du jour car il s'agit au contraire de «l'apprentissage mutuel de la langue de l'autre», les deux pays étant «attachés à l'objectif du bilinguisme dans les territoires frontaliers», selon les articles 10 et 15 du traité.

    «Le traité pose aussi les bases de projets très concrets de coopération: une clause de défense mutuelle franco-allemande, la création d'une plateforme numérique franco-allemande de contenus audiovisuels, la création d'un fonds franco-allemand pour la société civile […], d'un conseil franco-allemand d'experts économiques, l'objectif de créer une zone économique franco-allemande dotée de règles communes, etc.», a expliqué l'Elysée.

    Le 22 janvier 2019, Emmanuel Macron et Angela Merkel signeront un nouveau traité de coopération et d'intégration franco-allemand, dans l'hôtel de ville d'Aix-la-Chapelle le 22 janvier prochain.

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    Tags:
    Emmanuel Macron, Angela Merkel, Lorraine, Alsace, Allemagne, France
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