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    Alexandre Benalla

    Un policier, acteur clé dans l’affaire Benalla, en «burn-out» à l’hôpital

    © AFP 2019 Alain JOCARD
    France
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    Fabien Buzzanca
    Affaire Benalla (191)
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    Alain Gibelin, haut gradé de la police, qui avait contredit l’Élysée dans l’affaire Benalla, avant de revenir sur ses propos, est actuellement hospitalisé. D’après un journaliste du Point, il serait victime d’un «burn-out avec complication médicale».

    C'est un événement qui n'a pas fait grand bruit dans la presse. Le directeur de l'ordre public et de la circulation à la préfecture de police de Paris, Alain Gibelin, est actuellement hospitalisé, d'après les informations d'un journaliste du Point. Aziz Zemouri, qui officie pour l'hebdomadaire, a donné des nouvelles du fonctionnaire sur Twitter, le 29 janvier peu avant minuit:

    «Alain Gibelin, directeur de l'ordre public et de la circulation à la préfecture de police de Paris a fait un burn-out avec complication médicale. Il a été hospitalisé en fin de semaine. Il s'était fait connaître du grand public lors de ses auditions et revirements dans l'affaire Benalla.»

    Le journaliste ajoute le hashtag #nocomplot à son tweet, comme pour prévenir les afficionados de théories fumeuses. Alain Gibelin, haut gradé né en 1962 à Mende, s'est fait connaître lors de l'affaire Benalla, du nom du jeune homme de 27 ans, ex-chargé de mission à la présidence de la République, notamment accusé d'avoir usurpé la fonction de policier et d'avoir frappé un couple de manifestants lors du rassemblement du 1er mai 2018 à Paris.

    ​Lors de l'une des auditions qui avaient suivi l'événement, Alain Gibelin s'était signalé en contredisant les affirmations de l'Élysée… Avant de revenir sur ses dires.

    Rappelons les faits de manière chronologique: le 19 juillet, l'ex-porte-parole de l'Élysée Bruno Roger-Petit assurait qu'Alexandre Benalla avait «demandé l'autorisation d'observer les opérations de maintien de l'ordre pour le 1er mai», autorisation qui lui avait été donnée car «il agissait dans le cadre d'un jour de congé et ne devait avoir qu'un rôle d'observateur».

    «M.Benalla ne bénéficiait d'aucune autorisation de la préfecture de police pour être sur cette manifestation» en tant qu'«observateur», le contredisait le 23 juillet Alain Gibelin, s'adressant à la Commission d'enquête de l'Assemblée nationale.

    Interrogé par Marine Le Pen, le policier avait également affirmé qu'Alexandre Benalla avait été présent à des réunions de ses services entre le 4 et le 19 mai. Problème, pendant cette période, le proche d'Emmanuel Macon était censé être suspendu par l'Élysée. «L'information de cette sanction ne nous a jamais été transmise», avait alors déclaré Alain Gibelin.

    L'Élysée avait formellement démenti dans la foulée, affirmant qu'Alexandre Benalla n'avait «participé à aucune réunion durant sa période de suspension».

    Le 24 juillet, le lendemain, retournement de situation. Le Figaro révélait que Yaël Braun-Pivet, présidente La République en marche (LRM) de la commission des lois de l'Assemblée nationale, avait reçu une lettre signée d'Alain Gibelin. Il revenait alors sur certaines de ses déclarations de la veille, disant avoir mal compris Marine Le Pen et les dates citées «à cause du bruit dans la salle». Le haut gradé avait demandé une nouvelle audition, requête acceptée le 26 juillet. Il avait alors parlé d'une «erreur» de compréhension lors de la précédente audition.

    «Cela fait trente-trois ans que je me suis engagé au service de la République, […] c'est mon honneur qui est en jeu!», avait-il lancé.

    Dossier:
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    gilets jaunes, violences policières, assemblée, politiciens, polémique, hôpital, politique, scandale, santé, réseaux sociaux, manifestation, justice, violences, police, Rassemblement national (RN), La République en Marche! (LREM), Assemblée nationale française, Alexandre Benalla, Emmanuel Macron, Marine Le Pen, Paris, France
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