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    Alexandre Benalla

    La commission du Sénat énumère de très nombreux dysfonctionnements de la présidence Macron

    © AFP 2019 Alain JOCARD
    France
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    La commission des lois du Sénat dévoile mercredi son rapport d'enquête sur l'affaire Benalla, du nom de l'ex-chargé de mission de l'Élysée soupçonné d'avoir menti sous serment, ce qui pourrait l'exposer à de nouvelles poursuites judiciaires. Il risque cinq ans de prison pour parjure, alors qu’il est incarcéré depuis mardi soir.

    Depuis 8h heure de Paris, la commission des lois du Sénat est réunie ce mercredi sous la présidence de Philippe Bas pour prendre connaissance du rapport d'enquête de Jean-Pierre Sueur et Muriel Jourda sur l'affaire Benalla et ses conclusions qui doivent être soumises à ses membres en fin de réunion.

    Alexandre Benalla a été placé en détention mardi soir pour ne pas avoir respecté son contrôle judiciaire dans l'enquête sur les violences du 1er mai 2018 à Paris qui lui a valu d'être mis en examen.

    À 11h, les conclusions ont été rendues publiques au cours d'une conférence de presse. La décision finale de saisir ou non la justice reviendra au Bureau du Sénat.

    Les sénateurs de la commission d'enquête doivent décider à cette occasion de l'opportunité de saisir la justice pour faux témoignage d'Alexandre Benalla devant les élus, notamment sur la question des passeports. Un délit puni jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

    Pour rappel, celui qui avait d'abord indiqué à Mediapart qu'il s'agissait d'un photomontage, a ensuite déclaré aux juges d'instruction qu'il ne s'agissait que d'un «pistolet à eau». Selon BFM TV, se référant à Tracfin, ce qu'il dit être un «pistolet à eau» serait en fait une arme bien réelle. Une semaine avant de poser armé sur une photo, Alexandre Benalla s'était rendu dans une armurerie parisienne.

    M. Benalla et Vincent Crase, ex-employé de LREM et ex-gendarme réserviste en fonction à la présidence de la République, sont aussi soupçonnés d'avoir menti sur le contrat de sécurité privé négocié avec un oligarque russe, Iskander Makhmudov. Mediapart avait affirmé qu'un «contrat russe» de 300.000 euros avait été passé entre Mars, la société de Vincent Crase et le Russe Iskander Makhmoudov, sans preuves directes. Ce média a publié de nouveaux faits à ce sujet, impliquant directement Benalla, qui avait nié y être lié devant le Sénat, et portant cette fois sur plus de 2 millions d'euros.

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    Nouveaux messages
    • 14:26

      Lors de son point presse hebdomadaire, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a dénoncé le contenu du rapport sans préciser quelles étaient, selon l'Elysée, les «contrevérités».

    • 12:26

      Lors de son intervention, le sénateur Jean-Pierre Sueur a déclaré sur l’affaire des contrats russes qu’il s’agissait d’un conflit d’intérêt mettant en danger la présidence de la République et la République elle-même.

      Deuxième comparution d'Alexandre Benalla devant la commission du Sénat, archives

      La commission des lois du Sénat confirme que Benalla a menti pour les contrats russes

      Réunie ce mercredi, la commission d'enquête du Sénat a confirmé les informations selon lesquelles l'ancien chargé de mission à l'Élysée, Alexandre Benalla, a menti sous serment, notamment pour les contrats russes. Les sénateurs estiment que la présidence et la république françaises ont été mises en danger.
      En savoir plus
    • 12:05

      Alexis Kohler, Lionel Lavergne, patron du groupe de sécurité du président de la République (GSPR), et le chef de cabinet du Président de la République ont minimisé les faits et toujours nié le vrai rôle d'Alexandre Benalla, selon Jean-Pierre Sueur

    • 11:56

      «Les passeports de Benalla ont été attribués dans des conditions anormales.»

      «Un passeport de service lui a été délivré pour se rendre en Allemagne, alors qu'il n'y a pas besoin de passeport pour se rendre en Allemagne», a indiqué Muriel Jourda.

      «L'Élysée savait depuis des mois que le dernier passeport diplomatique n'aurait pas du être délivré, mais la présidence n'a informé le procureur que sous la pression de la presse et de la commission.»

    • 11:52

      «C'est la première fois qu'un non policier ou gendarme a participé à la sécurité du Président sous la Ve république»

    • 11:50

      «Le permis de port d'armes lui a été attribué dans des conditions inédites»

      «Benalla avait été licencié comme chauffeur d'Arnaud Montebourg car il s'était prévalu du soutien du ministre pour une demande de port d'armes.»

    • 11:49

      «Alexandre Benalla s'occupait de la protection rapprochée du Président de la République, ce qui a été nié tout au long de notre enquête par sa hiérarchie»

    • 11:45

      Jean-Pierre Sueur: «C'est comme si Alexandre Benalla, avec son autorité supposée, faisait tout dysfonctionnement, jusque Matignon»

      «Contrairement à ce qui a été dit sous serment, une mission de sécurité du Président de la République lui a été confié. Il l'a exercé seul, directement sous l'autorité du chef de cabinet. Ces missions ne comprenaient pas que des missions à caractère logistique, contrairement à ce que nous ont déclaré des proches du Président», a déclaré Jean-Pierre Sueur.

    • 11:43

      «Nous n'avons toujours pas la certitude que des sanctions ont réellement été appliquées contre Alexandre Benalla et Vincent Crase»

    • 11:42

      «Aucune autorité n'a signalé les violences au procureur de Paris. Ces dysfonctionnements donnent le sentiment que l'Élysée a souhaité taire les évènements pour éviter un scandale»

    • 11:40

      Muriel Jourda constate une «incompréhensible indulgence de la hiérarchie d'Alexandre Benalla suite aux violences du 1er mai»

      «Une chaîne d'irresponsabilité a existé dans la hiérarchie d'Alexandre Benalla».

    • 11:38

      «Le bureau de la commission des lois décidera par la suite si d'autres personnes doivent être soumises à la justice pour faux témoignages»

    • 11:36

      «Saisie du parquet sur les faux témoignages de Benalla»

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      «Les faits du 1er mai sont désormais la partie émergée de l'Iceberg. Le reste est beaucoup plus grave»

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      «La sécurité du Président de la république a été affectée»

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      «Nous avons enquêté sur le fonctionnement de l'État, et non sur Benalla»

    • 11:29

      «Il n'y a pas une affaire Benalla: il y a une affaire de la Contrescarpe, une affaire d'immiscions, une affaire des contrats russes, une affaire des passeports diplomatiques et une affaire d'armes»

    • 11:28

      «Nous ne pouvons pas laisser sans suite ce que nous considérons avoir été des faux témoignages»

    • 11:24

      Le rapport est rendu public et sera communiqué dans la journée à Emmanuel Macron et Edouard Philippe.

      «Le rapport a duré près de sept mois (...) Leur rapport est rendu public. La commission des Lois en a débattu pendant près de trois heures», a déclaré Philippe Bas, précisant que plus de 40 personnes avaient été auditionnées sous serment.

      «Le rapport sera transmis dès cet après-midi à l'Élysée (...) Notre deuxième objectif était de proposer des mesures afin d'éviter les dysfonctionnements constatés (...) Notre troisième objectif est de faire mieux respecter à l'avenir, les prérogatives de l'État».

    • 11:23

      «Il n'y aurait pas eu d'affaire Benalla si un licenciement était survenu dès le 2 mai», a affirmé le président de la commission d’enquête Philippe Bas, en présentant le rapport de la commission d’enquête à la presse.

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    Tags:
    Sénat français, Philippe Bas, Vincent Crase, Alexandre Benalla, Jean-Pierre Sueur, Emmanuel Macron, France
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