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La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a jugé qu’un migrant afghan de 12 ans avait vécu durant plusieurs mois à Calais «dans un environnement totalement inadapté à sa condition d’enfant et dans une précarité inacceptable au regard de son jeune âge».

La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a condamné jeudi la France pour avoir laissé à son sort un Afghan de 12 ans alors qu'il vivait dans la «jungle» de Calais en 2016, indique l'instance dans un communiqué publié sur son site.

Le jeune homme a «vécu durant plusieurs mois dans le bidonville (…) dans un environnement totalement inadapté à sa condition d'enfant et dans une précarité inacceptable au regard de son jeune âge», a spécifié la CEDH, condamnant la France pour «traitement dégradant».

Pour la CEDH, l'enfant parti d'Afghanistan a subi un accès limité aux soins et à l'eau potable, des conditions d'hygiènes déplorables, un manque de nourriture et la promiscuité.

Qui plus est, «les mineurs isolés étrangers se trouvaient de surcroît exposés à divers dangers, dont celui de subir des violences physiques et sexuelles», note l'instance.
La France devra ainsi verser au requérant 15.000 euros pour «dommage moral», a décidé la Cour.

Depuis le démantèlement de la «jungle» en 2016, les autorités françaises s'emploient à empêcher sa reconstitution et à décourager les tentatives de passage en Grande-Bretagne.

Des migrants continuent régulièrement, au péril de leur vie, de tenter la traversée en grimpant dans des camions ou à l'aide d'embarcations de fortune.

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Tags:
dommage, migrants, Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), Calais, Afghanistan, France
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