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Incarcérés à la prison de Béziers, deux trafiquants de drogue présumés ont été libérés cette semaine car aucun surveillant n’était disponible pour effectuer leur transfert au tribunal de Narbonne, signale France Bleu.

Deux individus soupçonnés de trafic de stupéfiants, qui ont récemment été interpellés sur l'autoroute A9, dans l'Aude, avec 26 kilos de résine de cannabis, ont été remis en liberté, faute de personnel pénitentiaire pour les transférer de la prison de Béziers au tribunal de Narbonne, rapporte France Bleu.

Comme le précise le réseau des radios locales publiques françaises, le juge a proposé aux individus une vidéoconférence, refusée par ces derniers. Ne pouvant statuer sur leur maintien en détention ou leur remise en liberté, la justice a choisi de les libérer.

Ainsi, les trafiquants présumés seront convoqués au mois d'avril, mais cette fois de manière libre.

Selon les syndicats interrogés par France Bleu, ce n'est pas la première fois qu'une telle situation se produit, notamment depuis que la police et la gendarmerie ne sont plus en charge des transferts. En effet, depuis 2011, cette responsabilité relève de l'administration pénitentiaire.

«On a créé 1.700 emplois là où il en aurait fallu 3.000. Je ne veux pas dire que c'est régulier, mais il arrive parfois, même plus que parfois, que des détenus ne soient pas présentés faute d'effectifs et qu'ils soient libérés, avec parfois des profils plus ou moins dangereux», a expliqué à France Bleu Thomas Jacquot de l'UFAP UNSA.

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Tags:
personnel, liberté, prison, détenus, Béziers, France
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