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Le manque de femmes aux postes d’ambassadrices ou de directrices en 2017 a coûté au ministère français des Affaires étrangères 450.000 euros, montant de la pénalité infligée au Quai d’Orsay.

Le ministère français des Affaires étrangères a été mis à l'amende pour non-respect des quotas de femmes aux postes administratifs. Le Quai d'Orsay a ainsi violé, en 2017, la loi Sauvadet du 12 mars 2012 qui impose de «nouvelles nominations équilibrées pour l'encadrement supérieur et dirigeant dans la fonction publique», informe Le Monde.

Au lieu de 40% de femmes aux postes d'ambassadrices ou de directrices, le ministère des Affaires étrangères n'en a assuré que 29%. Il s'agit donc de cinq nominations manquantes, dont chacune «coûte» au ministère 90.000 euros.

Selon l'un des responsables administratifs du ministère, les choses se sont améliorées depuis 2017 et, pour l'année 2018, ils sont «dans les clous avec 39% de femmes dans les primo-nomination». Il s'est dit prêt «à verser la somme due sur un fond spécifique aidant à la promotion de la parité, mais pas à fonds perdus dans le budget de l'État».

Cependant, le ministère des Affaires étrangères n'est pas le seul à payer une amende. En la matière, il est dépassé par le ministère de l'Économie et des Finances, qui sera obligé de verser 1,71 million d'euros, selon une note du ministère de l'Action et des comptes publics.

Les disparités aux postes supérieurs en France restent tout de même importantes, selon les informations du Monde. On ne compte que 26% de femmes aux postes d'ambassadrices et 24% aux postes de consuls.

«Il faut promouvoir plus de femmes, mais on ne peut aller jusqu'à une rupture de l'égalité ou à la nomination de diplomates qui n'ont pas toute l'expérience requise, qui seraient contestables devant la justice administrative», a estimé un ambassadeur, cité par Le Monde.

«Longtemps, les femmes ambassadeurs furent confinées dans des petits pays ou des postes à moustiques, surtout si elles n'avaient pas fait l'ENA», a évoqué une diplomate, citée par Le Monde. Ce n'est qu'en 1996 qu'une femme a été nommée en Afrique du Nord-Moyen Orient (Josette Dallant, en Libye) ou encore en 2011, lorsque que Sylvie Bermann est devenue la première ambassadrice dans un pays membre permanent du Conseil de sécurité (à Pékin). Et de préciser, que les femmes françaises n'occupent toujours pas de postes de premier plan comme Washington ou l'ONU à New York.

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femmes, ministère français des Affaires étrangères, Paris, France
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