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    Un chirurgien

    Le «chirurgien de l’horreur» en France fait de nouveau parler de lui

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    France
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    Alors qu’une enquête préliminaire pour «mise en danger d’autrui» a été lancée par le parquet de Grenoble contre le chirurgien grenoblois V. et que sept plaintes ont déjà été enregistrées sur ce dossier, l’avocat des victimes présumées a reçu une quarantaine d’appels d’autres patients de ce docteur, selon Le Parisien.

    Une enquête préliminaire pour «mise en danger d'autrui» est en cours au parquet de Grenoble contre le docteur V. spécialisé dans les opérations du dos et suspendu pour 18 mois par le Conseil national de l'ordre des médecins, relate Le Parisien.

    Selon le média, le parquet de Grenoble a déjà enregistré au moins sept plaintes dans ce dossier. Mais plusieurs autres devraient suivre, car suite aux témoignages de victimes présumées (dont deux amputées), leur avocat, Maître Édouard Bourgin, a reçu une quarantaine d'appels d'autres patients du docteur V., mettant en cause ce praticien, dit le «chirurgien de l'horreur».

    La justice a été saisie fin 2016 par la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) pour «escroquerie et mise en danger délibérée» après la découverte de 54 dossiers suspects portant sur les années 2013-2014.

    Le Conseil de l'ordre des médecins qui a suspendu le docteur a évoqué pour justifier sa décision «des manquements d'une extrême gravité et un comportement gravement fautif contraire aux obligations qui s'imposent à tout médecin».

    Le Parisien signale qu'il est reproché au docteur V. d'avoir pratiqué des opérations injustifiées, sans respecter certaines techniques opératoires, et un mauvais suivi après ses interventions. D'où des complications pour 30 patients (sur les 54 dossiers retenus par la Sécurité sociale) ayant débouché sur des séquelles, voire des invalidités.

    Parmi les nouveaux patients qui souhaitent porter plainte, l'un d'entre eux a raconté au Parisien que bien que réopéré par le docteur, il souffrait toujours et restait couché toute la journée.

    «Après quatre opérations, dont la dernière en 2018, je me déplace avec des béquilles ou un déambulateur. Moi aussi je vais porter plainte. Car ce médecin a fait des erreurs et il faut qu'il assume», a déclaré Bakary Diakité qui dit vivre «un enfer».

    Une autre patiente, mère de famille de 54 ans, souffre elle aussi.

    «Ma vie est un calvaire depuis 2013. Ce chirurgien m'a opérée pour une hernie discale. Ce qu'il n'aurait pas dû faire car les disques de ma colonne étaient fragiles. Je souffre en effet d'une discopathie dégénérative. Deux des huit vis qu'il m'a posées ont touché des nerfs. J'ai des douleurs 24 heures sur 24. Je ne vis plus, je survis», a-t-elle confié au Parisien.

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    Tags:
    opération, médecine, victimes, avocat, enquête, parquet, Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM), Conseil national de l'ordre des médecins, Grenoble
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