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Trois Gilets jaunes ont été condamnés mercredi à Besançon à des amendes - une ferme, deux avec sursis - pour outrage après avoir crié «Castaner assassin» au ministre de l'Intérieur lors d'une visite dans la ville en mars, a appris l'AFP auprès de leur avocat.

Deux d'entre eux, un représentant syndical FO et son épouse, ont été condamnés à 1.500 euros d'amende avec sursis, a indiqué Me Jean-Michel Vernier, précisant que le couple allait faire appel de sa condamnation.

Le troisième a écopé de 1.000 euros d'amende qu'il devra payer, «son casier judiciaire lui interdisant de bénéficier d'un sursis», a ajouté Me Vernier qui ne pouvait pas encore indiquer s'il allait interjeter appel.

Les trois ont en revanche été relaxés des faits de rébellion, selon leur conseil, qui avait plaidé la relaxe lors du procès le 29 avril devant le tribunal correctionnel de Besançon qui jugeait les trois «gilets jaunes» pour outrage envers le ministre de l'Intérieur.

Les faits ont eu lieu mi-mars, lors d'une visite de Christophe Castaner à Besançon pour l'inauguration d'un commissariat dans le quartier sensible de Planoise.

Les trois prévenus avaient lancé au ministre «Castaner assassin!». A l'audience, ils avaient insisté sur la dimension «politique» de l'apostrophe : ils voulaient dire «"assassin de la liberté" ou "assassin du droit de manifester"», a expliqué Me Vernier à l'AFP.

«C'est une problématique qui semble liée à la liberté d'expression», a ajouté l'avocat. «Ces mots prononcés ne sont jamais arrivés jusqu'aux oreilles du ministre, qui n'a pas déposé plainte et qui n'était pas partie civile» dans ce dossier, a-t-il encore souligné.

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Besançon, Christophe Castaner, gilets jaunes
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