Ecoutez Radio Sputnik
    Syrie, image d'illustration

    450 Français liés à Daech détenus par les Kurdes en Syrie, selon Le Drian

    © Sputnik . Ekaterina Yanson
    France
    URL courte
    19150
    S'abonner

    La France ne changera pas son attitude: les extrémistes doivent être jugés là où ils ont commis leurs crimes, a estimé le 28 mai Jean-Yves Le Drian, faisant en outre savoir que quelque 450 Français liés à Daech* étaient détenus par les Kurdes en Syrie.

    Environ 450 ressortissants français affiliés au groupe terroriste Daech* sont détenus par les Kurdes ou retenus dans des camps dans le nord-est de la Syrie, a indiqué mardi le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian, cité par l’AFP.

    «Dans la zone du nord-est syrien, on considère qu'il y a à peu près 400 à 450 Français, certains dans des camps, d'autres prisonniers, dont des enfants», a déclaré Jean-Yves Le Drian lors d'une audition devant la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale.

    Il a rappelé que seuls les enfants étaient susceptibles d'être rapatriés en France, s'ils sont orphelins ou si leur mère donne son accord, Paris s'opposant au retour des hommes considérés comme des combattants et des épouses.

    «Notre logique est toujours la même et on n'en bougera pas: les combattants doivent être jugés là où ils ont commis leurs crimes», a déclaré le ministre des Affaires étrangères.

    «Les enfants, s'ils sont orphelins ou si, d'aventure, il y avait l'autorisation de leur mère, mais c'est au cas par cas, pourraient être rapatriés en France», a-t-il ajouté. «C'est ce que nous avons commencé à faire et c'est ce que nous poursuivrons», a-t-il souligné.

    Cinq orphelins sont ainsi revenus le 15 mars et une fillette de trois ans, dont la mère a été condamnée à la perpétuité en Irak, l'a été le 27 mars.

    Jean-Yves Le Drian a indiqué par ailleurs que plus d'une centaine de djihadistes français étaient présents dans la poche d'Idlib, dernier bastion djihadiste en Syrie.

    «Il y a dans la zone d'Idlib plus d'une centaine de combattants français (repérés)», a-t-il affirmé, qualifiant cette poche de «véritable bombe à retardement» avec la présence de «30.000 combattants» et le risque d'un afflux de réfugiés de cette zone vers l'Europe.

    *Organisation terroriste interdite en Russie

    Tags:
    rapatriement, détention, enfants, djihadisme, Kurdes, Jean-Yves Le Drian, France, Idlib, Syrie
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik