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    Les sportifs russes et français aux Championnats de longboard à Biarritz

    Сomment l’amitié franco-russe contribue au développement du surf (images)

    © Photo. Olga Gerchoune
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    À Biarritz, les Championnats de longboard viennent de s’achever. Avec ses performances, l'équipe française a triomphé, les sportifs russes occupent des places plus modestes. Mais ce qui compte c'est l'expérience acquise et les projets communs que les Russes, tout comme les Français, espèrent mettre en place, ont-ils raconté à Sputnik.

    Pour la Russie, l'équipe française reste l'une des plus fortes au monde. La France, quant à elle, qualifie la progression des surfeurs russes ces dernières années d'«importante». Au terme des Championnats du monde de longboard 2019 qui se sont déroulés du 25 mai au 2 juin à Biarritz, Tatiana Dudova, manager pour l’interaction avec les autorités publiques de la Fédération russe de surf, et Patrick Florès, entraîneur de l'équipe nationale française de surf, ont fait part à Sputnik de l'amitié existant entre les deux équipes ainsi que de leurs projets communs qu'ils envisagent de développer dans un avenir proche.

    «De plus en plus organisée et très soudée»

    Il n'est pas étonnant pour Tatiana Dudova que les Français sont de nouveau sortis vainqueurs de ces championnats prestigieux. Les sportifs de l’Hexagone forment l’une des équipes les plus «puissantes au monde», qui «cherche constamment de nouveaux visages». Selon la jeune femme, la Fédération française dispose d'un système de formation d'athlètes talentueux et il existe même un pensionnat spécialisé pour la formation des futurs champions.

    L’équipe française aux Championnats de longboard à Biarritz
    © Photo. ISA / Sean Evans
    L’équipe française aux Championnats de longboard à Biarritz

    «Ils ont un niveau de surf incroyablement élevé [...]. La France et le Portugal sont les leaders européens qui se battent désespérément pour la première place sur la scène mondiale.»

    La partie française elle aussi fait les éloges de l'équipe russe qui a «progressé dans son approche de la compétition». D'après Patrick Florès, on peut voir de compétition en compétition qu’elle est «de plus en plus organisée et très soudée».

    «Il est évident que la progression des surfeurs russes est importante, quand on compare les premières années et maintenant. Je pense que l’expérience acquise par les membres de l’équipe actuelle va servir à la prochaine génération», a ajouté Patrick Florès, qui est aussi le père et entraîneur de Jérémy Florès, un célèbre surfeur français.

    «La Fédération russe sait qu’elle peut compter sur la Fédération française de surf»

    Comme l'a souligné Tatiana Dudova, la partie russe souhaite vivement que des membres de la Fédération française viennent «nous rencontrer et organisent des formations pour nos juges», le jugement étant l’une des institutions les plus importantes dans l'organisation des compétitions.

    Tatiana Dudova et le président de la Fédération française de surf, Jean-Luc Arassus
    © Photo. Olga Gerchoune
    Tatiana Dudova et le président de la Fédération française de surf, Jean-Luc Arassus

    «Et nous travaillons pour que les compétitions que nous organisons en Russie répondent aux critères internationaux.»

    L'autre interlocuteur de Sputnik, Patrick Florès, a lui aussi abordé ce sujet.

    «Nous ne sommes pas encore venus [en Russie, ndlr] mais nous avons déjà organisé des réunions, et un de nos chefs juges devait venir faire un stage en Russie. Cela n’a pas été fait pour des raisons de timing. Mais la Fédération russe sait qu’elle peut compter sur la Fédération française de surf pour l’aider dans le futur.»

    Dmitrii Illiasov et Edouard Delpero
    © Photo. Olga Gerchoune
    Dmitrii Illiasov et Edouard Delpero

    Selon Tatiana Dudova, la Russie a des relations «très amicales» avec la partie française depuis 2018. C'est là que la Fédération russe de surf est devenue membre de la Fédération européenne et a pour la première fois envoyé son équipe junior aux Championnats d'Europe.

    «Et nous y avons rencontré Patrick Florès. Il a attiré l’attention sur notre équipe et notre plus jeune participant, Nikita Petrov, maintenant âgé de 10 ans. Ce dernier est déjà en train de remporter de nombreuses compétitions juniors de surf.»

    Les sportifs français aux Championnats de longboard à Biarritz
    © Photo. ISA / Pablo Jimenez
    Les sportifs français aux Championnats de longboard à Biarritz

    Par la suite, les membres des deux équipes se sont rencontrés aux Championnats du monde en 2018, au Japon, où les Français «nous ont conseillés et ont partagé leur expérience du point de vue du développement du sport dans le pays.»

    Les endroits pour surfer en France et en Russie

    Pour Tatiana, le sud-ouest de la France est un «lieu unique». Elle explique que sur la côte atlantique, il y a beaucoup de spots, c'est-à-dire des endroits où il y a des vagues. Et ils sont adaptés à la tenue de compétitions de niveau mondial, à l’entraînement de sportifs professionnels et de débutants.

    «Le lieu le plus célèbre est Biarritz. C’est cette ville qui est le maître des compétitions internationales. L'infrastructure permet de tenir des compétitions à la fois dans les disciplines longboard et shortboard», a-t-elle raconté.

    Ces deux disciplines font partie du surf océanique classique, mais le shortboard est plus agressif, et le longboard est le style classique qui vous permet de «danser sur la planche» tout en accomplissant des figures sur le nez ou à l’arrière de la planche, a précisé Tatiana.

    Dmitrii Illiasov
    © Photo. Olga Gerchoune
    Dmitrii Illiasov

    «Mais en Russie il y a aussi plusieurs endroits pour surfer […] Si nous parlons de surf de mer, les meilleures vagues sont celles de la mer, et le tourisme et le surf se développent vigoureusement au Kamtchatka et à Vladivostok. Et si vous attendez les prévisions météorologiques, vous pourrez vous déplacer à Kaliningrad, Sotchi, Saint-Pétersbourg, en Crimée ou même Mourmansk. Le plus important est le désir de découvrir de nouveaux itinéraires et lieux.»

    Les sportifs russes entrent sur la scène internationale

    Tatiana Dudova est également revenue sur comment les surfeurs russes ont commencé à participer aux compétitions internationales, ce sport n’étant pas très populaire dans son pays. Selon elle, la situation a beaucoup évolué depuis 2012, lorsque la Fédération russe de surf est devenue membre de la Fédération internationale.

    «Depuis lors, les athlètes tentent de prendre part à toutes les compétitions. Depuis 2016, année où ce sport est devenu olympique, le nombre de pays participants a augmenté de manière spectaculaire […]. À titre de comparaison, en 2018, 21 pays ont participé aux Championnats du monde de longboard en Chine. Aujourd'hui en France, un nouveau record a été battu et des athlètes de 32 pays y ont participé.»

    Dmitrii Illiasov
    © Photo. Olga Gerchoune
    Dmitrii Illiasov

    En outre, pour respecter l’égalité des sexes, l’équipe du pays compte désormais deux hommes et deux femmes, la Fédération russe est donc représentée par une équipe complète, a-t-elle souligné. Le meilleur résultat est une 19e place lors de ces championnats à Biarritz.

    Tatiana a également détaillé que, depuis 2017, la Fédération russe de surf a considérablement développer ce sport dans le pays.

    «Petit à petit, nous essayons de parvenir à ce que, d’abord et avant tout, le surf soit reconnu comme un sport, et nous prouvons que notre équipe est capable avec le temps de se battre au plus haut niveau international […]. Mais bien évidemment, il faut également remercier les athlètes, parce que c’est grâce à leur enthousiasme et à leur volonté de s’investir que le niveau de toute l’équipe augmente. C'est très important», a-t-elle résumé.

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    océan, mer, vague, développement, sport, athlètes, coopération, amitié, compétition, surf, Biarritz, France, Russie
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