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    un véhicule des sapeurs-pompiers (image d'illustration)

    L’incendie de l'usine Lubrizol de Rouen, classée Seveso, est éteint – vidéo

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    Incendie de l'usine Lubrizol de Rouen (41)
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    Le spectaculaire incendie, qui n'a pas fait de victimes, dans l'usine Lubrizol de Rouen classée Seveso, a été maîtrisé jeudi à la mi-journée. Les habitants les plus proches du site devraient regagner dans la soirée leur domicile, ont annoncé les autorités.

    Selon le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, qui s'est rendu en milieu de journée sur les lieux, l'incendie est «cantonné» et «ne devrait pas se développer de nouveau».

    Les personnes résidant à proximité de l'usine «pourront dès ce soir regagner leurs appartements», a indiqué le préfet de Normandie, Pierre-André Durand, lors d'un point-presse. Les établissements scolaires des 12 communes concernées et d'une partie de Rouen restent fermés vendredi et «rouvrent lundi». Par ailleurs, a-t-il dit, «il est toujours conseillé aux personnes fragiles de ces communes de rester chez elles jusqu'à vendredi soir».

    Les transports en commun de l'agglomération ont été arrêtés «progressivement» jeudi après-midi et devraient reprendre normalement vendredi matin, une mesure «pas justifiée», selon le préfet.

    Le plan Polmar a été déployé pour écarter une pollution de la Seine qui n'a pas été observée pour le moment, a déclaré le représentant de l'État. Il n'y a «aucun risque» pour l'eau potable car il n'y a pas de captage dans le secteur, a-t-il précisé.

    Créée en 1954 sur les bords de Seine, l'usine Lubrizol, classée seuil haut Seveso et où travaillent environ 400 employés, fabrique et commercialise des additifs qui servent à enrichir les huiles, les carburants ou les peintures industrielles. L'usine appartient au groupe de chimie américain Lubrizol Corporation, lui-même propriété de Berkshire Hathaway, la holding du milliardaire et célèbre investisseur américain Warren Buffett.

    Concernant cette usine chimique, la CGT a demandé dans un communiqué la «transparence complète sur les risques encourus» après l'incendie, s'inquiétant du niveau de sécurité dans cette entreprise où un grave incident s'était déjà produit en 2013.

    Sur le dernier point, le préfet a affirmé que cette usine «est aux normes telle que nous l'avons vue en 2019», «parfaitement à niveau». Il a cependant reconnu qu'«elle ne l'a pas toujours été» et qu'en 2017, «elle a fait l'objet d'une mise en demeure» en raison de «17 manquements» puis «la mise à niveau a été réalisée», a-t-il assuré.

    Dans un communiqué, Lubrizol a précisé que «l'incendie a touché un entrepôt, une installation d'enfutage et un bâtiment administratif».

    Au total, 200 pompiers ont pris part aux opérations. Ce dispositif «va être allégé pendant la nuit». L'incendie est «maîtrisé depuis 11H00», mais «pas éteint», a déclaré lors du point-presse le colonel des pompiers Jean-Yves Lagalle, soulignant qu'«il y a énormément de points chauds».

    «Dans les jours à venir, il y aura un travail pas forcément d'extinction mais de surveillance» de ces points chauds, en raison notamment de la présence de produits inflammables, a ajouté le colonel des pompiers.

    «Le site est très vaste et il doit être visité de manière très méticuleuse, y compris les égouts», a complété en soirée le préfet de Normandie. «Ça peut donner lieu à l'émanation d'odeurs, ressemblant à du gaz, suite à l'extinction d'un incendie de cette ampleur». Dans ce cas, il ne faut «pas être surpris», a-t-il dit, précisant en substance que les analyses menées jusqu'à présent n'avaient rien relevé d'anormal.

    M. Durand a aussi indiqué que les suies tombées sur la ville et ses environs du fait du panache de fumée allaient «donner lieu à des analyses complémentaires».

    Un impressionnant panache de fumée de 22 km de long et six de large a survolé la région durant une bonne partie de la journée. En plus des établissements scolaires ou accueillant du public, de nombreux restaurants et commerces de Rouen étaient fermés jeudi, a constaté une journaliste de l'AFP. L'odeur de la pollution se faisait sentir jusque dans le Nord et en Picardie, selon les préfectures.

    Une enquête pour déterminer l'origine de l'incendie, pour l'heure «inconnue», a été ouverte par le parquet de Rouen qui a débuté «les investigations dès ce jour».

    Après une fuite de gaz malodorant, Lubrizol France avait été condamné à une amende de 4.000 euros en 2014.

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    Incendie de l'usine Lubrizol de Rouen (41)

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    Tags:
    Rouen, incendie, sapeurs-pompiers, pompiers
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