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Un ancien dirigeant d’entreprise a été mis en examen en région parisienne pour avoir pris plus d’un million d’euros en bitcoins à ses anciens associés, voulant ainsi se venger de son éviction. Il s’agit du troisième plus gros piratage de cryptomonnaies de l’histoire de France.

Un Français de 37 ans a été mis en examen le 22 décembre par un juge d'instruction en région parisienne pour avoir piraté entre décembre 2018 et janvier 2019 près d’1,1 million d’euros en bitcoins à ses anciens collègues d’une entreprise spécialisée dans l’informatique et dont il était l’un des fondateurs, rapporte Le Parisien.

Dès décembre 2018, les dirigeants de l’entreprise ont constaté des pertes en bitcoins, par vagues successives. L’auteur du piratage a suivi une stratégie efficace: il a mené des attaques avec une connexion chiffrée en effectuant des transferts frauduleux de bitcoins sur des montants en deçà du seuil d'alerte. Suite à une plainte déposée par l’entreprise, la section cybercriminalité (F1) du parquet de Paris a ouvert une enquête.

Piratage «par vengeance»

Les gendarmes du Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) sont parvenus à identifier le «wallet» incriminé et son propriétaire par des investigations informatiques complexes. Interpellé le 20 décembre, l'entrepreneur a admis avoir hacké son ancienne entreprise «par vengeance», en représailles de son licenciement. Les enquêteurs cherchent à déterminer si une partie de l'argent n’a pas été blanchie et si le prévenu avait des complices.

Placé sous strict contrôle judiciaire, il est soupçonné de «vols en bande organisée», «blanchiment de vols en bande organisée» et « accès, maintien et modification frauduleuse de données dans un système de traitement automatisé de données».

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Tags:
cybercriminalité, piratage, France, Paris, bitcoin
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