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Le gouvernement a décidé de sanctionner les propriétaires de chats non identifiés d'ici le premier semestre 2020. Cette décision a été prise dans le cadre d'une série de mesures pour la protection et l'amélioration du bien-être des animaux, mais certaines associations les jugent insuffisantes.

Pour lutter contre l'abandon des chats, le gouvernement, par l'intermédiaire de Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, a présenté mardi 28 janvier plusieurs mesures visant à responsabiliser les propriétaires de chats non identifiés (sans puce ni tatouage) dès le premier semestre 2020, rapporte BFM TV.

Сes mesures visent à prévenir les achats impulsifs et à lutter contre les abandons. Le ministre souhaite également rendre obligatoire à compter du premier semestre 2020 dans les foires-expositions la présence d'un vétérinaire rappelant les obligations des futurs propriétaires.
«On n'achète pas un chat, un chien, un animal de compagnie comme on achète une glace en passant», a déclaré M.Guillaume sur RMC, rappelant que chaque année, 100.000 animaux de compagnie sont abandonnés: «Les animaux, il faut les acheter chez des professionnels».

​Mesures «intéressantes, mais pas suffisantes»

D’après certaines associations de protections des animaux de Haute-Marne, notamment le refuge Les Vagabonds du 52, ces mesures sont «intéressantes, mais pas suffisantes», car il n’y a personne qui puisse faire respecter la loi.

«C'est déjà obligatoire pour les chiens depuis X années et ce n'est pas un chien sur 10 qui est identifié. Force est de constater que les mairies, gendarmeries, polices municipales n'ont même pas un lecteur de puces à 120 € pour vérifier l'identité d'un animal trouvé», s’indigne auprès de France 3 Grand-Est Sandra Ravon, la présidente du refuge.

Les associations souhaiteraient également une mesure sur la stérilisation des bêtes.

«Elle protège son animal des maladies transmissibles telles que le sida et elle évite les fugues et limiterait peut-être la perte de son animal», explique-t-elle à la chaîne.

L’identification déjà prévue par la loi

Depuis 2015, l'article L. 214-8 du code rural et de la pêche maritime prévoit que la vente ou le don d'un chien ou d'un chat doit s'accompagner notamment de la remise au nouveau propriétaire d'une attestation d'identification et d'un certificat vétérinaire attestant de l'état sanitaire de l'animal.

Pourtant, selon des chiffres de 2018 du ministère de l'Agriculture, 47% des chats ne sont pas identifiés en France, soit plus de 7 millions.

À compter du premier semestre 2020, «le non-respect de l'identification obligatoire des chats deviendra passible d'une contravention de quatrième classe», annonce le ministère. L’amende s’élèvera à 135 d’euros.

Par ailleurs, une mission de six mois est soumise au député LREM Loïc Dombreval pour proposer d'autres mesures visant à assurer la bientraitance des animaux de compagnie.

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Tags:
Haute-Marne, chats, France, Didier Guillaume
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