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Des militants d’Action française ont pendu le 29 février au matin sur le Pont-Neuf à Toulouse un mannequin à l’effigie de Marianne. Cette mise en scène visant à dénoncer «l'imposture républicaine» a été vivement critiquée par des représentants politiques de tous bords.

Lors de son défilé dans les rues de Toulouse, une douzaine de militants d’Action Française ont pendu au petit matin samedi 29 février le symbole de la République française du haut du Pont-Neuf pour dénoncer le régime républicain. Des photos ont été diffusées sur les réseaux sociaux.

​«Contre un régime instable, irresponsable, à court-terme et qui divise, Contre une république centralisatrice soumise aux lobbies qui sacrifie le Bien Commun aux intérêts particuliers et à la démagogie, Vite la Monarchie!», ont ajouté les militants sur leur compte Twitter.

La classe politique réagit

Ce tweet a provoqué de vives réactions, notamment chez de nombreux représentants politiques.

Ainsi, le maire sortant (LR) de la ville Jean-Luc Moudenc a condamné «l'acte symbolique agressif et irrespectueux des militants d'AF contre Marianne, figure du régime choisi par le Peuple français».

​Même discours chez Georges Méric, président (PS) du Conseil départemental de la Haute-Garonne. «Face à de tels agissements, c'est toute la République qui doit être unie. Nous veillerons à ce qu'elle fasse barrage au barbarisme et à l'intolérance que véhicule dans notre pays la droite la plus extrême. Ces actes inadmissibles doivent être sanctionnés par la justice», a-t-il pointé.

​Des critiques auxquelles s’est également joint Quentin Lamotte, candidat du Rassemblement national à la mairie de Toulouse, qui a dénoncé une action «choquante» et «pas acceptable».

​Les réactions des politiques et la couverture médiatique de cet incident ont fait réagir l’Action française.

Sur Twitter elle a déploré que l’action ait attiré plus d’attention que l’action précédente visant à alerter sur le rachat américain de Latécoère, entreprise française, qui selon elle prouve que «la République est trop faible pour défendre les intérêts de la France».

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Tags:
Action française, Marianne, Toulouse, France
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