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Propagation du coronavirus - mars 2020 (39)
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Les supermarchés constatent des «tensions sur certains produits», mais le public commence à s’approvisionner de plus en plus raisonnablement, conscient de l'absence de risque de pénurie, indique Le Figaro après avoir contacté plusieurs groupes de la grande distribution.

Après que Bruno Le Maire a reconnu quelques «tensions» concernant certains produits dans les magasins lors du confinement, Le Figaro a interrogé des représentants de plusieurs réseaux de l’agro-alimentaire afin de connaître la situation.

L'affluence dans les magasins diminue, les consommateurs se rendant de plus en plus compte qu’il n’y a «pas de pénurie aujourd’hui», comme l'a assuré le ministre de l’Économie. Ce dernier assure vérifier «deux fois» par jour «que les Français ont de quoi s’approvisionner». Il constate cependant qu'il existe des «tensions sur certains produits» et qu’il y a «moins de variété sur un certain type de produits».

Pas de spécificité locale

Ce sont «toujours un peu des mêmes», précise au Figaro la société Système U: les pâtes, les œufs, le papier toilette. En cela, ces produits sont les mêmes dans diverses régions, ajoute Thierry Desouches, responsable de la communication du groupe.

Pour Auchan, il existe aussi des tensions «par un surcroît d’effet de stockage des consommateurs», notamment sur les œufs vu que «les poules ne pondent qu’une fois par jour». Parmi d'autres catégories concernées figurent les «produits liés à des campagnes de récolte», par exemple, le riz qui dépend des exportations des pays asiatiques. Les tensions touchent par ailleurs les «dérivés du lait» (le beurre et la crème) et les «produits nettoyants». Le groupe établit régulièrement «des prévisions de vente et de commandes».

Les clients de plus en plus raisonnables

«Il y a des ressorts psychologiques qui jouent et se manifestent concrètement, en poussant les gens à faire des stocks de ces produits», indique Système U, rappelant qu'une panique similaire a eu lieu lors de la première guerre du Golfe, en 1991, où «certaines personnes craignaient que ces événements dégénèrent en Troisième Guerre mondiale et constituaient des stocks».

Après la fièvre des premiers jours du confinement, «les clients achètent de manière plus raisonnable, les consommateurs ont déjà rempli leurs placards et ils ont compris que la situation allait durer et qu’il n’y avait pas de risque de pénurie».

«Il peut y avoir des tensions, mais elles restent ponctuelles et elles n'ont plus rien à voir avec celles observées au début du confinement. On aura toujours le moyen de consommer des pâtes, malgré la diminution du nombre de références proposées en rayon », rassure Thierry Desouches.

Suivi des dépenses

Les premiers jours, le client moyen a doublé ses achats, ses dépenses allant de 50 à 90euros, constate Système U. Dans le même temps, les magasins ont été moins fréquentés comparativement à avant:

«Les clients font des grosses courses, ils se rendent moins souvent en magasin. En parallèle, ils mangent plus à leur domicile, et doivent donc acheter davantage de produits alimentaires, ce qui augmente la facture globale».
Moins de produits frais achetés

Les clients tendent désormais se procurer «plus de produits en conserve, transformés, que de produits frais»: «Les produits bruts peuvent être, aux yeux des acheteurs, plus suspects d’une éventuelle contamination», explique Thierry Desouches.

Entre un «petit magasin de proximité, où l’on fait ses courses plus vite, avec moins de monde» et un supermarché, on préfère désormais le premier.

La Fédération du commerce et de la distribution (FCD), qui regroupe plusieurs grandes chaînes d'alimentation confirme qu’il n’y a «pas de risque avéré de pénurie alimentaire en France».

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Tags:
consommation, supermarché, France
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