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Après avoir constaté que son fils n’a proféré «aucune insulte aux policiers» lors de son interpellation, Christian Chouviat exige dans un entretien au Parisien que l’enquête soit requalifiée pénalement afin d’attribuer «une peine maximale» aux policiers impliqués. Pour lui, «rien ne justifie une réaction aussi forte».

Réagissant à la révélation des derniers mots prononcés par le livreur Cédric Chouviat, mort après son interpellation, son père redemande à ce que justice soit faite dans un entretien accordé au Parisien, laquelle passe par une requalification pénale de l’information judiciaire.

Après avoir pris connaissance de l’enregistrement fait grâce au micro du casque du livreur, son père dénonce la disproportionnalité des actions des forces de l’ordre, Cédric n’ayant adressé «aucune insulte aux policiers», mis à part «bande de clowns» et «bandes de guignols». Selon lui, «rien qui ne justifie une réaction aussi forte».

Il confie ne pas comprendre pourquoi les agents ont procédé à une clé d’étranglement, car Cédric ne les a ni agressés ni bousculés.

Ainsi, Christian Chouviat demande «une peine maximale pour ces quatre policiers», ce qui «passe par une requalification de l’information judiciaire». Ouverte pour «homicide involontaire, l’enquête doit être requalifiée en "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner"», précise-t-il.

Par ailleurs, il dit ne plus avoir confiance en la police, «coupable à [ses] yeux de beaucoup trop de mensonges depuis le premier jour». M.Chouviat veut que justice soit rendue. Aucun policier n’a «adressé le moindre message de compassion» à l’égard de sa famille, précise-t-il. Au vu de tous ces éléments, le père du livreur n’a «aucune indulgence» pour les agents impliqués.

Un appel à la responsabilité de Macron

La famille de Cédric Chouviat a lancé «un appel au calme et à la responsabilité du Président de la République», a déclaré l’avocat William Bourdon lors d’une conférence de presse ce 23 juin.

Cet appel survient après les révélations de Mediapart et du Monde qui se réfèrent aux enregistrements fournis par le téléphone portable de Cédric pendant son interpellation musclée le 3 janvier 2020, près de la tour Eiffel. Il criait alors à plusieurs reprises «Arrête», «Je m’arrête» et «J’étouffe», avant de faire un malaise cardiaque qui a entraîné sa mort deux jours plus tard à l’hôpital.

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Tags:
justice, policier, interpellation, Emmanuel Macron, Cédric Chouviat
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