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Alors que le gouvernement affirmait en réponse à la question d’une députée en 2019 dépenser jusqu’à 150.000 euros par an pour un ministre de plein exercice, sa dotation globale est deux à trois fois plus élevée. Selon Capital, la somme atteint en réalité 350.000 euros.

Les dépenses de fonctionnement des membres du gouvernement sont deux à trois fois plus élevées que ce qu’avait laissé entendre le gouvernement dans une réponse à la question écrite de la députée PS Christine Pires Beaune publiée en 2019 sur le site de l’Assemblée nationale, rapporte le magazine Capital.

Ainsi, selon le document, le plafond de la dotation des frais s’élève à 100.000 euros par an pour un secrétaire d’État, à 120.000 euros pour un ministre délégué et à 150.000 euros pour les ministres en fonction, détaille la réponse du Premier ministre.

Des frais de mission jusqu’ici inconnus

Cependant, le magazine révèle que la somme globale dépensée par ministre est de 350.000 euros. Cette différence s’explique par le refus du gouvernement d’inclure dans sa réponse les «frais de mission», car ils ne sont pas assimilés à des dépenses de représentation stricto sensu dans la nomenclature budgétaire de l’État.

C’est le secrétaire d’État chargé du numérique Cédric O qui a dévoilé l’existence de ces frais de mission dans une réponse écrite à la députée LREM Aude Bono-Vandorme. Il y fournit les détails de ses dépenses depuis sa nomination au gouvernement, en avril 2019.

Les dépenses du secrétaire d’État

Ainsi, les dépenses liées aux missions du secrétaire d’État entre mi-avril et fin décembre 2019 s’élèvent à 73.700 euros, soit environ 8.000 euros par mois alors que ceux de représentation stricto sensu atteignent 49.107 euros sur la même période.

Cette somme se compose de frais de restauration pour un peu plus de 35.000 euros, de l’achat de cadeaux protocolaires (3.657 euros) ou encore de dépenses de réception chiffrées à 6.721 euros. Au total, les dépenses de fonctionnement du secrétaire d’État étaient donc d’un peu plus de 120.000 euros sur huit mois et demi, soit 35% de la dotation globale maximum de 350.000 euros par an.

Interrogé par Capital, le gouvernement a eu du mal à donner une définition claire des frais de mission.

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Tags:
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