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Alors que les perspectives sanitaires et économiques ne cessent de s'assombrir, l'Assemblée nationale a voté dans la nuit du 26 au 27 octobre les milliards d'euros du plan de relance, censés permettre à la France de rebondir face à la récession.

Dans la nuit du 26 au 27 octobre, les députés de l'Assemblée nationale ont voté le plan de relance, parasité par la crise sanitaire.

Le texte a été adopté à main levée avec le soutien de la droite LR. Un vote solennel de l'ensemble du budget est prévu le 17 novembre, avant son examen au Sénat, puis une adoption définitive par le Parlement au plus tard le 18 décembre.

Mais ce débat est phagocyté par la dégradation de la situation sanitaire. «On ne parle que crise sanitaire et pas plan de relance», déplore un député LREM.

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a confirmé dans l'hémicycle une «croissance négative au quatrième trimestre 2020». Et «si de nouvelles mesures sanitaires devaient être prises dans les jours qui viennent, nous proposerons d'augmenter les crédits de soutien à notre économie», en «décembre», pour la «deuxième lecture» du projet de budget, a-t-il promis.

Sur les 100 milliards d'euros annoncés de 2020 à 2022, la mission «plan de relance» vise à débloquer 22 milliards de crédits en 2021, autour de trois «piliers»: «écologie», «compétitivité» et «cohésion des territoires».

D'autres investissements figurent ailleurs, comme la revalorisation des carrières hospitalières, intégrée dans le budget de la Sécurité sociale, ou la baisse de 10 milliards des impôts de production des entreprises, votée en première partie de ce projet de loi de finances 2021.

«Le grand défi, c'est de déployer les crédits. (...) Et dès les six premiers mois», insiste le rapporteur du budget Laurent Saint-Martin (LREM). Les députés ont voté la mise en place d'un comité de suivi de l'exécution de ce budget relance.

Bruno Le Maire a fixé «l'objectif de décaisser 10 milliards d'euros en 2020 et 42 milliards d'euros en 2021» pour dépenser «la moitié des fonds du plan de relance dans les 15 mois qui viennent».

Ce sont «des sommes tout à fait gigantesques», mais aussi «un outil de communication du gouvernement», a relevé, à droite, Eric Woerth (LR), co-rapporteur de cette mission budgétaire spécifique.

«Plusieurs mesures n'ont aucun lien avec la relance», a-t-il regretté, citant des crédits pour le développement des «jardins partagés».

Parmi les mesures phares, les nouveaux crédits accordés à la rénovation énergétique des bâtiments: près de 3 milliards d'euros en 2021, dont 1,6 milliard pour les bâtiments publics.

En faveur des énergies propres, 205 millions d'euros de crédits sont fléchés en 2021 vers le développement de la «filière hydrogène vert», régulièrement mise en avant par le gouvernement.

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Covid-19, Assemblée nationale, France
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