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Une manifestation de «citoyens en colère» s’est tenue le 21 février à Strasbourg. La police a saisi un engin explosif artisanal, des vêtements sombres et des accessoires entreposés non loin de la place où s’est tenu le rassemblement, relatent Les Dernières Nouvelles d’Alsace.

La police du Bas-Rhin a ouvert une enquête après avoir découvert un aérosol scotché à des mortiers dans l’allée des Soupirs, à proximité de la place Adrien-Zeller de Strasbourg où une manifestation de «citoyens en colère» s’est dispersée le 20 février, a annoncé le journal Les Dernières Nouvelles d’Alsace.

«Si vous allumez le mortier avec une source de feu, le déodorant va exploser et provoquer une déflagration assez importante», a affirmé Sylvain André, secrétaire zonal adjoint d’Alternative police-CFDT Grand Est, à Actu Strasbourg.

Selon le syndicaliste, l’explosion ne serait pas équivalente à celle d’un «cocktail Molotov, mais on y est presque».

Des engins comme celui-ci ne sont «pas quelque chose que l’on a l’habitude de voir dans les manifestations strasbourgeoises», a indiqué un autre policier au journal 20 Minutes, notant qu’un tel dispositif pouvait «être très dangereux».

Les forces de l’ordre ont en outre découvert un dépôt de sweats à capuche noirs, de lunettes de ski, casquettes et gants qui avaient l’air d’«une réserve», précisent Les Dernières Nouvelles d’Alsace. Le tout a été confisqué pour rechercher des traces d’ADN, des empreintes digitales et effectuer d’autres analyses.

Un appel à une «action coup d’éclat» aurait été lancé sur Internet

Selon le quotidien régionale, la découverte a été faite alors que certains militants ont appelé à une «action coup d’éclat en fin de manifestation» sur les réseaux sociaux.

Le 20 février, à la veille du rassemblement de Strasbourg, la police avait placé en garde à vue l’un de ses organisateurs pour provocation à commettre crimes et délits par voie électronique, rappellent les médias.

Pas de lien établi entre la manifestation et l’engin artisanal

Toutefois, pour l’instant aucun lien n’a été établi entre l’engin découvert près de l’endroit où la manifestation s’est dispersée et celle-ci, a déclaré à Actu Strasbourg Mike Messager, l’un des organisateurs de la mobilisation.

«Attention à ne pas faire de raccourci trop hâtif: un engin peut être déposé par n’importe qui», a-t-il averti.

Marche de «citoyens en colère» à Strasbourg

Environ 400 personnes se sont réunies le 20 février, vers 11h30, au parc de l’Étoile de Strasbourg, pour réclamer «davantage de libertés».

​Le rassemblement était initialement prévu pour durer 24 heures, jusqu’au 21 février.

​Des militants avaient invité tout le monde à passer «la nuit dans le quartier du parlement européen, Cour européenne des droits de l’homme et Conseil de l’Europe» malgré le couvre-feu.

​Ils souhaitaient protester contre la «répression abusive avec des lois […] qui sortent d’on ne sait où» et de «montrer à ce gouvernement d’incompétents qu’ils ne sont pas dignes d’être dirigeants d’un pays» comme la France, ressort-il d’une déclaration publiée sur la page Facebook de l’événement.

La manifestation a été autorisée par la préfecture à condition qu’elle se déroule en dehors du centre historique de Strasbourg.

Interpellations, gaz lacrymogène

Le cortège -composé de Gilets jaunes ou sympathisants et de militants antifascistes scandant des slogans anticapitalistes, anti-police et anti-gouvernement- a essuyé un tir de gaz lacrymogène à hauteur du boulevard Jacques-Preiss, d’après Les Dernières Nouvelles d’Alsace.

​Encadrée par un important dispositif policier, la manifestation s’est dispersée vers 17h00 place Adrien-Zeller, à plusieurs centaines de mètres du Parlement européen.

​​Pendant l’action de protestation, la police a interpellé quatre suspects, notamment pour jets de projectile et port d’arme. Le parquet de Strasbourg n’a pas encore décidé d’éventuelles poursuites de ces personnes, précisent Les Dernières Nouvelles d’Alsace.

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Tags:
police, engin incendiaire, bombe artisanale, manifestation, Strasbourg
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