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Invité sur RTL, Bernard de la Villardière a fustigé les transformations de Paris sous le mandat d’Anne Hidalgo. Déjà sous le feu des critiques, la municipalité parle d’une «campagne de dénigrement» venue de l’extrême-droite.

Dans le sillage du hashtag #saccageParis, les critiques n’en finissent plus de pleuvoir sur Anne Hidalgo et sa gestion de la capitale. Après la colère des internautes sur Twitter, c’est Bernard de la Villardière qui a pointé du doigt l’enlaidissement de la Ville Lumière, sur RTL.

Le journaliste a critiqué des transformations du paysage urbain réalisées «sans consultations des Parisiens». Parlant de «tragédie», il a accusé la municipalité de faire du «greenwashing» pour se donner une image écologiste, tout en saccageant la capitale.

«Je trouve scandaleux la manière dont on a défoncé Paris depuis trois ans […]. Je n’habite pas loin de la splendide place de la Concorde et j’ai les yeux heurtés à chaque fois que je passe en scooter le matin. Ces plots de béton blancs et jaunes défigurent le paysage. C’est un massacre. Je suis très en colère contre la manière dont la mairie de Paris traite son environnement», a-t-il ainsi expliqué sur RTL.

L’état de la place de la Concorde était déjà au cœur des débats lors du déploiement du hashtag #saccageParis. Outre les plots de béton, de nombreux internautes se sont plaints du délabrement des colonnes rostrales, datées du début du XIXe siècle.

Sur RTL, Bernard de la Villardière a aussi déploré le sort réservé aux automobilistes, notamment aux familles qui doivent se déplacer en voiture dans la capitale. Le présentateur d’Enquête exclusive a finalement déclaré qu’il songeait à déménager. Avant de conclure, dépité: «Paris est-elle toujours la plus belle ville du monde? J’en doute».

«Proximité avec l’extrême-droite»?

La parution du hashtag #saccageParis avait déjà entraîné une première réaction des équipes municipales, début avril. Le compte Twitter de la ville avait dénoncé une «campagne de dénigrement», décrivant les photos postées comme «anciennes ou prises avant le passage des équipes de propreté».

Les critiques s’accentuant, Anne Hidalgo s’était finalement elle-même exprimée sur RTL, le 8 avril. Elle avait à son tour dénoncé une «campagne très orchestrée», assurant que les promoteurs du hashtag entretenaient «beaucoup de proximité avec l’extrême-droite». La maire avait également parlé d’une «trumpisation de la vie politique».

Un argumentaire plus tard battu en brèche par TF1, qui a étudié l’origine des comptes relayant le mot clef #saccageParis. La chaîne en a conclu que les comptes d’extrême-droite n’étaient pas majoritaires dans le mouvement.

De nouveau interrogée sur France 2 une semaine plus tard, Anne Hidalgo avait quelque peu infléchi sa stratégie de communication. La maire avait simplement affirmé que la capitale était «plus belle» depuis son arrivée aux responsabilités.

Vraisemblablement gênée aux entournures par ce tapage virtuel, la municipalité a finalement commandité une étude confidentielle pour tenter de décrypter le phénomène #saccageParis, rapportait Challenges ce 14 avril.

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Tags:
place de la Concorde à Paris, extrême-droite, urbanisme, écologie, Anne Hidalgo, Paris
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