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En raison «de l’urgence et de la précarité de la situation» des familles afghanes qui ont été évacuées par Paris, Olivier Véran promet qu’elles ne devront pas attendre les trois mois réglementaires pour obtenir leur assurance maladie.

Ayant transféré au moins 2.600 réfugiés afghans depuis le 15 août, la France a aménagé des conditions d’accès à l’assurance maladie pour certains d’entre eux.

Tandis que les demandeurs d’asile doivent attendre normalement trois mois pour bénéficier de leur protection santé, les civils afghans ayant travaillé pour la France en auront l’accès immédiat, a fait savoir Olivier Véran dans un courrier adressé le 26 août au directeur général et au directeur des finances de la Caisse nationale de l’assurance maladie, révèle Le Journal du Dimanche.

Une décision qui a été faite «compte tenu de l'urgence et de la précarité de la situation de ces familles», a précisé le ministre de la Santé. Il s’agit des citoyens afghans ayant travaillé au service de l’armée française et des services diplomatiques ou culturels de l’Hexagone en Afghanistan.

Pont aérien Kaboul-Paris

Comme les États-Unis ou encore l’Allemagne, la France s’est impliquée en août dans l’évacuation de la population souhaitant quitter le sol afghan suite à l’arrivée au pouvoir des talibans*. Florence Parly a annoncé le 27 août la fin du pont aérien Kaboul-Paris qui a permis d’évacuer près de 3.000 personnes, dont des ressortissants français et plus de 2.600 Afghans.

Le pont aérien a été interrompu, car «les conditions de sécurité n’étant plus remplies sur l’aéroport» de Kaboul à cause du «désengagement rapide des forces américaines» qui seront parties d’Afghanistan le 31 août, selon le communiqué commun des ministres des Affaires étrangères et de l’Armée.

Comme l’a fait valoir auprès d’Europe 1 le secrétaire général de la préfecture de la Gironde, Christophe Noël du Payrat, les Afghans arrivés en France sont «libres», mais doivent s’isoler pendant une dizaine de jours comme ils proviennent d’une zone Covid rouge.

«Après, ils ne sont pas en détention et en rétention. Ils seront accompagnés socialement dans leur demande d'asile pour voir comment ils peuvent faire cette demande.»

«On est vraiment une étape transitoire par rapport à leur parcours. Après la quarantaine, il y en a qui partiront assez rapidement», a expliqué à son tour Chloé Moreau, responsable du centre de vacances local où sont accueillis des réfugiés.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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Olivier Véran, France, Kaboul, Paris
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