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    La Russie pourrait durcir sa position sur le problème territorial (expert)

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    MOSCOU, 31 octobre - RIA Novosti. La Russie pourrait durcir sa position sur le problème territoriale, a indiqué lundi à RIA Novosti Viktor Pavliatenko, du Centre d'études japonaises, donnant son avis sur la nomination d'un nouveau ministre des Affaires étrangères au Japon. M.Taro Aso a remplacé M.Nobutaka Matimura aux Affaires étrangères lundi.

    Le nouveau ministre ne saura exercer une influence notable sur la ligne politique générale appliquée par le gouvernement de M.Junichiro Koizumi, a affirmé le chercheur russe. Selon lui, si la position de Tokyo ne gagne pas en souplesse, le Japon finira par perdre toute chance de tirer le moindre avantage lors d'un règlement du problème territorial.

    "La Russie pourrait durcir sa position si Tokyo refuse tout compromis sur la question de l'appartenance de quatre îles Kouriles du sud, et celle-ci sera justifiée sur le plan juridique", a souligné l'expert. Ainsi, le traité de paix de San-Francisco de 1951 entérinait le refus du Japon de revendiquer les îles Kouriles et la partie sud de Sakhaline, a-t-il ajouté.

    Le nouveau chef de la diplomatie japonaise a laissé entendre au cours de sa conférence de presse lundi à Tokyo qu'il ne se faisait aucune illusion quant à un règlement rapide du problème territorial avec la Russie.

    "De nombreuses discussions sont en cours depuis près de 60 ans à propos du règlement du problème territorial entre le Japon et la Russie et de la conclusion du traité de paix entre les deux pays et, de ce fait, on ne doit pas s'attendre à ce que le problème puisse être réglé rapidement", a indiqué Taro Aso.

    "Nous aurons encore à abattre un travail important et sérieux", a-t-il dit, sans même faire de cette question territoriale une des priorités de la politique étrangère japonaise.

    La Déclaration conjointe entre l'URSS et le Japon du 19 octobre 1956 mettait fin à l'état de guerre entre les deux pays. Depuis, aucun traité de paix suite aux désaccords sur la délimitation frontalière d'après-guerre n'a été signé.

    Tokyo revendique notamment quatre îles Kouriles du sud : Kounachir, Itouroup et la petite crête des Kouriles, se référant au traité de commerce et de frontière russo-japonais datant de 1855 et qui reconnaissait ces îles comme appartenant au Japon. Tokyo déclare que la satisfaction de sa revendication pourrait constituer une première étape vers la conclusion d'un traité de paix avec la Russie.

    De son côté, Moscou s'est déclaré à plusieurs reprises prêt à mener ces négociations en se fondant sur la Déclaration conjointe de 1956, d'ailleurs ratifiée par les parlements des deux pays, et où il est mentionné qu' "après la signature du traité de paix, la Russie examinera la possibilité de ceder au Japon l'île de Chikotan et l'archipel de Khabomaï".

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