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    Le Conseil des gouverneurs de l'AIEA se réunit jeudi à Vienne

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    VIENNE, 2 février - Taras Lariokhine, RIA Novosti. Le Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) se réunit ce jeudi au Centre international de Vienne pour faire le point sur le programme nucléaire de l'Iran.

    Mercredi les représentants de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne, de la Chine, de la Russie, des Etats-Unis et de la France avaient concerté un projet de résolution sur cette question. Dans le document il est demandé au directeur général de l'AIEA, Mohamed Al Baradeï, d'informer le Conseil de sécurité de l'ONU des démarches que l'Iran doit entreprendre pour dissiper les doutes quant à son intention de créer l'arme nucléaire. Le directeur de l'agence doit également faire parvenir au Conseil de sécurité de l'ONU le rapport qu'il présentera à la prochaine réunion du Conseil des gouverneurs de l'AIEA en mars prochain, ainsi que le texte de la résolution qui y sera adoptée.

    Les auteurs du projet de la résolution actuelle soulignent que la communauté internationale n'est pas certaine que le programme nucléaire iranien ait un caractère exclusivement pacifique. Après trois années de contrôles méticuleux effectués par l'AIEA il est impossible de conclure de manière définitive "à une absence d'activité nucléaire non déclarée en Iran". Ce qui est surtout préoccupant, c'est que l'Iran possède une documentation technique pouvant être utilisée pour créer l'arme nucléaire, est-il relevé dans le projet de résolution.

    En qualité de dernier avertissement, le document invite Téhéran à rétablir le moratoire sur l'enrichissement de l'uranium et de toute autre activité nucléaire liée à ce processus; à ratifier le Protocole additionnel à l'accord sur les garanties avec l'AIEA; de permettre à l'agence d'examiner tous les aspects de l'activité nucléaire antérieure.

    Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Kislak, a déclaré mercredi à Téhéran que la solution du problème nucléaire iranien passait par la coopération de l'Iran avec l'AIEA en partant de la résolution du Conseil des gouverneurs de l'agence.

    "Les conseils amicaux que nous adressons aux collègues iraniens restent les mêmes: coopérer avec l'AIEA sur la base de la résolution du Conseil des gouverneurs. Cela permettrait de dissiper les différends et les préoccupations, d'assurer de manière durable les besoins énergétiques de l'Iran et de convaincre la communauté internationale qu'ici (en Iran) on observe les règles de la non-prolifération (des armes nucléaires)", a-t-il souligné à l'issue de consultations avec le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité de l'Iran, Ali Larijani.

    En attendant, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a déclaré il y a quelques jours que si le dossier nucléaire iranien était renvoyé devant le Conseil de sécurité de l'ONU Téhéran cesserait de remplir les exigences du Protocole additionnel au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNPAN).

    "Conformément à une résolution du Majlis ( parlement), le gouvernement iranien cessera de respecter les clauses du Protocole additionnel", a-t-il déclaré mardi au cours d'un entretien téléphonique avec son homologue sud-africain, Tabo Mbeki.

    Le président iranien a également accusé l'Occident de vouloir "priver les autres pays du droit de maîtriser les technologies nucléaires civiles".

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