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    Le refus des Etats-Unis de délivrer un visa à un représentant abkhaz est une "erreur sérieuse" (diplomate russe)

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    NEW YORK (Nations unies), 10 avril - RIA Novosti. Le refus des Etats-Unis de délivrer un visa à un représentant abkhaz qui voulait tenir des rencontres avec les membres du Conseil de sécurité est une "erreur sérieuse" qui ne contribuera pas au règlement du conflit abkhazo-géorgien, a déclaré le délégué russe auprès de l'ONU Vitali Tchourkine.

    "C'est une erreur diplomatique et politique sérieuse. C'est une erreur des Etats-Unis en tant que pays qui n'a pas délivré de visa. La mission de la Géorgie s'y est également opposée, donc, c'est une erreur de la Géorgie également", a indiqué le diplomate russe dans l'intervalle des consultations sur la situation dans la zone du conflit abkhazo-géorgien.

    Selon l'ambassadeur, pour trouver les moyens de régler toute crise, les deux parties au conflit doivent être entendues, c'est ce qui a été manifesté par le Conseil de sécurité aux premières discussions sur la définition du statut du Kosovo en avril. Le président kosovar a alors eu la possibilité de débattre le 3 avril de l'état de choses avec les membres du Conseil de sécurité de l'ONU, dans le format d'une rencontre non officielle.

    "Si la communauté internationale n'avait entendu que les Serbes dans la question du statut du Kosovo, il n'y aurait pas eu de plan Ahtisaari", a noté Vitali Tchourkine.

    Antérieurement, le diplomate russe avait accusé les Etats-Unis d'appliquer la politique des deux poids, deux mesures à l'égard du Kosovo et de l'Abkhazie.

    La Russie a proposé la participation du ministre abkhaz des Affaires étrangères Sergueï Chamba à des débats informels, mais les Etats-Unis ont refusé de lui délivrer un visa d'entrée. L'ambassadeur américain auprès de l'ONU, Alejandro Wolff, a qualifié la participation du représentant abkhaz à ces débats de "non-constructive".

    L'Abkhazie, ex-autonomie de la Géorgie, a combattu les forces géorgiennes de 1992 à 1994, au lendemain de la dissolution de l'URSS en décembre 1991. Soukhoumi ne reconnaît pas la souveraineté de Tbilissi sur son territoire et applique depuis plus de 16 ans déjà une politique visant à accéder à une indépendance reconnue par la communauté internationale.

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