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    Attentats d'Al-Qaïda à Alger: 24 morts et plus de 200 blessés

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    LE CAIRE, 12 avril - RIA Novosti. Les deux attentats terroristes perpétrés jeudi dernier à Alger par des kamikazes d'Al-Qaïda ont fait 24 morts et au moins 220 blessés, apprend-t-on de sources officielles algériennes.

    Al-Qaïda, qui a revendiqué les attentats, les a qualifiés de "conquête subite du Maghreb arabe". Un site Web islamiste a publié les photos des trois kamikazes qui auraient actionné les dispositifs d'explosion installés dans des véhicules automobiles.

    L'un des deux attentats visait le Palais du gouvernement algérien (une réunion hebdomadaire du Cabinet des ministres s'y déroulait au moment de l'explosion), l'autre le Bureau algérien d'Interpol et un commissariat de police situés dans les faubourgs est d'Alger.

    Les trois camions qui ont explosé contenaient au total environ 2 tonnes d'explosifs.

    Al-Qaïda a présenté ses condoléances aux parents des victimes et a souligné que les attaques n'étaient pas dirigées contre les musulmans algériens, mais contre les autorités du pays.

    C'est la première fois que l'Algérie est frappée par des attentats terroristes perpétrés par des kamikazes. Le premier ministre Abdelaziz Belkhadem, resté indemne, les a qualifiés d'actes "criminels et lâches commis au moment où le peuple algérien demandait la réconciliation nationale".

    En effet, les attentats ont eu lieu au moment où était réalisé dans le pays le programme présidentiel intitulé "Charte pour la paix et la réconciliation nationale" en vue de mettre un terme à la confrontation sanglante entre les autorités algériennes et les organisations islamistes radicales.

    Approuvée lors d'un référendum national en 2005, la charte prévoit le retour à la vie "civile" des rebelles islamistes qui se rendraient de bonne grâce et à la condition qu'ils n'aient pas été impliqués dans des massacres collectifs et des attentats terroristes.

    Depuis l'adoption de la charte, plus de 2.000 personnes condamnées pour avoir appartenu à des groupes armés islamistes ont été libérées de prison et 300 se sont rendues aux forces de sécurité et ont été exemptées de poursuites judiciaires.

    Les organisations radicales avaient engagé une lutte armée contre les autorités algériennes après l'annulation, en 1992, des résultats des élections parlementaires remportées par les islamistes. Depuis, près de 200.000 personnes avaient péri dans les interminables actes de violence perpétrés en Algérie.

    Ces dernières années, grâce à une politique intérieure opportune et efficace, la tension dans le pays s'était sensiblement affaiblie. Le nombre de groupes extrémistes s'était considérablement réduit et celui des attaques lancées par les islamistes contre la population civile et les forces de sécurité avait atteint son minimum.

    Dans leurs récentes déclarations, les autorités algériennes avaient assuré que les tendances extrémistes avaient été réprimées et que le pays allait retrouver sa qualité de centre touristique parmi les plus importants en Afrique du nord.

    Selon les experts, le regain de violence en Algérie serait lié aux élections parlementaires fixées au 17 mai prochain. Aucun parti islamiste d'opposition n'a été autorisé à y prendre part.

    La communauté internationale a résolument dénoncé les attentats terroristes à Alger. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a témoigné sa solidarité aux autorités algériennes et a souligné que les explosions à Alger avaient encore une fois montré "la nécessité de conjuguer les efforts dans la lutte contre le terrorisme".

    Les explosions perpétrées par Al-Qaïda dans la capitale algérienne ont été dénoncées par la Ligue arabe, l'Union européenne, l'Organisation de la conférence islamique et les dirigeants des pays européens, proche-orientaux et asiatiques.

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