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    Moscou insiste sur un règlement kosovar acceptable pour tous (Dmitri Medvedev)

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    ROME, 20 juin - RIA Novosti. Il faut apporter au problème du Kosovo une solution acceptable pour toutes les parties, a indiqué mercredi le vice-premier ministre russe Dmitri Medvedev a déclaré M. Medvedev lors d'une conférence de presse à Rome.

    Il a ajouté que la suspension des négociations pour quatre mois ne devait pas entraîner "le déclenchement automatique du mécanisme d'octroi de l'indépendance" à cette province.

    "L'Europe est trop petite pour les expériences politiques quelles qu'elles soient. Jamais une solution unilatérale n'a donné de bons résultats. Pour nous, l'essentiel est de poursuivre les négociations. Nous ne pouvons pas rester indifférents à ce problème".

    Evoquant la suspension des négociations sur le Kosovo, le premier vice-premier ministre a souligné que cette décision profiterait à la solution du problème kosovar à moins qu'elle ne serve à masquer le désir d'octroyer automatiquement l'indépendance à la province au bout d'un certain délai.

    "Le règlement optimal du problème doit prendre en compte les intérêts de tous les participants à ces relations dramatiques", a fait savoir M. Medvedev.

    Pendant sa visite à Rome, le premier vice-premier ministre russe a pris part à la discussion sur le thème "Les perspectives de développement de la coopération russo-italienne en matière d'investissements".

    Citant des sources au sein des milieux diplomatiques américains et européens, l'agence Reuters a rapporté mercredi que les Etats-Unis et certains pays d'Europe envisageaient de présenter, le 20 juin, au Conseil de sécurité de l'ONU un nouveau projet de résolution sur le futur statut du Kosovo. Selon ces sources, le document préconise de différer de quatre mois la solution du problème kosovar afin de surmonter l'opposition de la partie russe.

    Aux termes du nouveau projet de résolution, à l'expiration des quatre mois de sursis, pendant lesquelles les leaders serbes et kosovars pourraient procéder à des négociations supplémentaires sur le statut de la province, le plan de règlement proposé fin mars par le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU, Martti Ahtisaari, sera appliqué automatiquement, indépendamment des résultats de ces négociations.

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