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    British Council: pas de mesures de rétorsion diplomatiques contre Moscou (Foreign Office)

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    Le Foreign Office a réaffirmé son intention de ne pas user de mesures diplomatiques contre Moscou en réponse à la situation autour des bureaux régionaux de British Council (BC) en Russie, a confié lundi à RIA Novosti un représentant de la diplomatie britannique.

    LONDRES, 21 janvier - RIA Novosti. Le Foreign Office a réaffirmé son intention de ne pas user de mesures diplomatiques contre Moscou en réponse à la situation autour des bureaux régionaux de British Council (BC) en Russie, a confié lundi à RIA Novosti un représentant de la diplomatie britannique.

    Dimanche dernier, l'hebdomadaire dominical Mail on Sunday avait fait savoir que le gouvernement britannique s'apprêtait à expulser du pays un groupe important de diplomates russes supposés appartenir aux services secrets.

    A son tour, le Guardian avait écrit que la Grande-Bretagne négociait avec ses partenaires européens et américains des mesures supplémentaires contre la Russie. Selon le journal, il s'agit entre autres de geler la préparation d'un nouvel accord de partenariat entre la Russie et l'Union européenne.

    "Nous examinons régulièrement l'évolution de la situation internationale avec nos partenaires au sein de l'UE et dans d'autres pays, a indiqué l'interlocuteur de l'agence, soulignant que le secrétaire aux Affaires étrangères avait clairement laissé comprendre qu'il n'appliquerait pas de mesures répressives en réponse aux démarches des autorités russes contre le British Council.

    D'après le représentant du Foreign Office, "la Grande-Bretagne a toujours été favorable au dialogue et à la coopération entre l'UE et la Russie". "Nous espérons que les obstacles actuels aux négociations sur le nouvel accord de partenariat et de coopération seraient surmontés", a-t-il ajouté.

    Les bureaux régionaux du British Council auraient dû fermer leurs portes dès le 1er janvier 2008, faute de normes juridiques réglementant leur fonctionnement en Russie. Or, ils ont repris leurs activités après les fêtes de fin d'année. Le ministère russe des Affaires étrangères (MID) a annoncé qu'il refuserait de délivrer des visas aux employés britanniques nouvellement affectés dans les consulats généraux de Saint-Pétersbourg et Ekaterinbourg pour administrer les bureaux régionaux du BC et ne prorogerait pas l'accréditation du personnel actuellement employé. Après cette mise en demeure, le British Council a suspendu l'activité de ses représentations.

    Dimanche, l'hebdomadaire Mail on Sunday a publié dans un article que le gouvernement britannique avait établi la liste de 34 diplomates russes en poste à Londres qui, à en croire le périodique, étaient des agents de renseignement.

    La publication soulignait que la liste avait été dressé avec la participation du service de sécurité MI5 et que les diplomates y figurant pouvaient être expulsés du pays. Le nombre indiqué de diplomates coïncidait avec celui d'agents secrets russes qui, selon les informations ayant précédemment transpiré dans la presse, travaillaient en Grande-Bretagne. Cela dit, le nombre d'employés de l'ambassade russe à Londres titulaires de passeports diplomatiques ne dépasse pas 45 personnes.

    L'article du Guardian a vu le jour vendredi dernier, faisant suite au discours au parlement britannique du secrétaire aux Affaires étrangères David Miliband. Après avoir critiqué les démarches de la Russie contre les bureaux régionaux du British Council à Saint-Pétersbourg et à Ekaterinbourg, il a assuré que Londres ne prendrait aucune mesure de rétorsion.

    Le journal n'a pourtant pas exclu la possibilité de voir le gouvernement britannique se joindre à la Pologne et à la Lituanie dans leur refus de lever les restrictions frappant le lancement des négociations sur le nouvel accord entre la Russie et l'UE. Il a aussi fait savoir que Londres pouvait entraver l'adhésion de la Russie à l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), et durcir les conditions de coopération énergétique russo-européenne.

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