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    Russie-UE: Moscou renonce à la Charte énergétique (journal)

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    La Russie renonce définitivement à la Charte énergétique, document quelque peu étrange, en vertu duquel Moscou s'est engagé à permettre aux compagnies occidentales d'accéder aux pipe-lines russes sans recevoir rien de substantiel en échange, lit-on lundi dans le quotidien Izvestia.

    La Russie renonce définitivement à la Charte énergétique, document quelque peu étrange, en vertu duquel Moscou s'est engagé à permettre aux compagnies occidentales d'accéder aux pipe-lines russes sans recevoir rien de substantiel en échange, lit-on lundi dans le quotidien Izvestia.

    Le président Dmitri Medvedev l'a déclaré clair et net lors du sommet Russie-UE de Khabarovsk. Cependant, le fait que la Charte énergétique ait cessé d'être le fondement du dialogue énergétique russo-européen est un véritable succès. Les leaders européens sont contraints de reconnaître la nécessité de nouveaux accords spéciaux, dont le contenu devra être examiné avec la Russie.

    Aujourd'hui, les acteurs européens comprennent que la Russie n'est pas en mesure de servir de seul garant des livraisons de gaz en Europe. Poutine et Medvedev ont fait clairement comprendre à Bruxelles et à Kiev que la Russie considère la consommation normale de gaz en Ukraine comme une condition de la stabilité du transit de gaz, mais qu'elle ne réalisera en aucun cas à ses propres frais le pompage de gaz dans les entrepôts ukrainiens afin de maintenir ce niveau de consommation. Tout d'abord, le prix du problème (plus de 4 milliards de dollars) est trop élevé. Kiev a besoin d'un crédit, mais la Russie n'est disposée à participer à l'octroi d'un tel crédit que conjointement avec l'Union européenne.

    La situation de l'approvisionnement de l'Europe en gaz russe ne pourrait s'aggraver à l'avenir qu'à deux conditions. Premièrement, si l'UE ne reconnaît pas l'incapacité de l'Ukraine de couvrir sa propre demande de gaz et renonce donc à octroyer à Kiev un crédit en pool avec la Russie destiné au pompage du gaz dans les entrepôts. Deuxièmement, si Bruxelles recourt à la modernisation du système ukrainien de transport de gaz ou même à la création d'un consortium gérant ce réseau sans la participation de Moscou.

    Autre problème menaçant les futurs accords entre la Russie et l'UE, la politique actuelle des autorités ukrainiennes qui misent sur la confrontation avec la Russie et pas sur la réalisation des ententes dans le cadre du transit de gaz ou le développement du dialogue énergétique. Il est évident aujourd'hui que si l'Union européenne souhaite avoir affaire à des partenaires responsables et des décisions définitives, elle ne doit prendre en considération l'opinion des dirigeants ukrainiens qu'à l'issue de consultations avec la Russie.

    Par Dmitri Orlov, directeur général de l'Agence des communications politiques et économiques

    Ce texte tiré de la presse russe n'engage pas la responsabilité de RIA Novosti.

     

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