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    Bouchehr: le différend Iran-AIEA sans impact sur le chantier (Marguelov)

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    La tension entre Téhéran et l'Agence internationale de l'énergie atomique est sans aucun rapport avec la centrale nucléaire de Bouchehr, a estimé le sénateur russe Mikhaïl Marguelov.

    La tension entre Téhéran et l'Agence internationale de l'énergie atomique est sans aucun rapport avec la centrale nucléaire de Bouchehr, a estimé mardi Mikhaïl Marguelov, président de la Commission pour les Affaires internationales du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe).

    "La centrale de Bouchehr est un exemple typique d'exploitation du nucléaire pacifique, d'ailleurs les tests de la centrale s'effectuent selon tous les critères de l'AIEA", a déclaré le sénateur à RIA Novosti.

    Et de rappeler la déclaration faite lundi dernier par le ministre russe de l'Energie Sergueï Chmatko selon lequel les travaux sur le chantier de la centrale se déroulaient selon le calendrier établi et que celle-ci serait lancée, comme prévu, en 2010.

    "La construction de la centrale de Bouchehr témoigne du très haut niveau de coopération russo-iranienne, ce qui ne plaît sans doute pas à nos concurrents, tant actuels que potentiels,  sur le marché du nucléaire civil", a souligné M.Marguelov.

    Tout porte à croire que la coopération russo-iranienne dans le nucléaire civil a un grand avenir, a-t-il poursuivi.

    Le vice-président iranien et directeur de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique Ali Akbar Salehi a déclaré lundi dernier que la coopération avec la Russie dans le nucléaire civil restait prioritaire pour Téhéran, y compris pour construire de nouveaux réacteurs pour des centrales nucléaires en Iran.

    La construction de la centrale de Bouchehr a été entamée par l'Allemagne en 1975. Les Allemands ont toutefois renoncé à poursuivre les travaux après la révolution iranienne de 1979, la prise d'otages à l'ambassade américaine de Téhéran, ainsi que l'embargo américain sur la livraison des hautes technologies à l'Iran. En 1995, la Russie et l'Iran ont signé un contrat d'un milliard de dollars portant sur l'achèvement des travaux de construction. Moscou a également promis de livrer un réacteur VVER-1000, de l'alimenter en combustible nucléaire et de former des spécialistes iraniens. Le montant du contrat sur la livraison du réacteur VVER-1000 s'est chiffré à 850 millions de dollars.

    Le chantier devait initialement prendre fin le 8 juillet 1999, mais la mise en service du site a été reportée à maintes reprises. Le 28 janvier 2009, la Russie a achevé la livraison du combustible nucléaire destiné au réacteur, conformément à un accord intergouvernemental russo-iranien, et sous le contrôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique. Les travaux de lancement et de mise au point sur le site touchent à leur fin.

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