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    Certains membres de l'OTAN hostiles au partenariat avec la Russie (Rogozine)

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    Certains pays membres de l'OTAN sont hostiles au partenariat avec la Russie, a déclaré mardi à Bruxelles le représentant permanent de la Russie auprès de l'OTAN Dmitri Rogozine à l'issue d'une réunion du Conseil Russie-OTAN au niveau des ambassadeurs.

    Certains pays membres de l'OTAN sont hostiles au partenariat avec la Russie, a déclaré mardi à Bruxelles le représentant permanent de la Russie auprès de l'OTAN Dmitri Rogozine à l'issue d'une réunion du Conseil Russie-OTAN au niveau des ambassadeurs.

    "Il est tout à fait clair que certains membres de l'Alliance ne souhaitent pas avoir de relations de partenariat normales avec la Russie. Ils cherchent des prétextes pour inverser la situation", a indiqué M.Rogozine commentant la décision de la délégation canadienne de bloquer l'adoption des documents préparés pour la prochaine rencontre ministérielle Russie-OTAN programmée pour le 4 décembre à Bruxelles.

    La Grande-Bretagne et les pays baltes ont appuyé les Canadiens, "le scénario avait été préparé d'avance", a annoncé le diplomate russe après la démarche canadienne.

    "La situation s'est aggravée après que la Fédération de Russie eut présenté lundi le projet du Traité pour la sécurité européenne" à l'Alliance, a noté M.Rogozine avant d'ajouter : "ils étaient au pied du mur, ils devaient dire s'ils étaient pour ou contre".

    "Toutes les ruses diplomatiques que nous avons observées à la rencontre ministérielle de l'OSCE à Athènes et au Conseil Russie-OTAN à Bruxelles, cachent le désir des partisans de la "guerre froide" d'empêcher tout compromis avec la Russie sur les questions de principe", a-t-il estimé.

    Il s'agit avant tout du principal de "la sécurité indivisible de l'Europe" mentionnée dans le projet russe de Traité pour la sécurité européenne. "S'ils le mettent en doute, nous n'avons rien à leur dire", a noté M.Rogozine.

    En été 2008, le président russe Dmitri Medvedev a proposé de créer un mécanisme de sécurité en Europe rendant impossible le monopole d'un seul État ou d'une organisation internationale sur les activités de maintien de la sécurité. Dimanche dernier, un projet du Traité pour la sécurité européenne a été mis en ligne sur le site du président russe. Lundi, il a été présenté aux organisations européennes.

    Le document prévoit notamment que les pays signataires du Traité puissent considérer une attaque armée contre un autre État membre comme une attaque perpétrée contre eux-mêmes et se prêtent un soutien militaire, interdit aux pays signataires de prendre des engagements contraires aux principes du Traité. Le document est ouvert à la signature pour tous les pays de l'espace euro-atlantique et eurasiatique, de Vancouver à Vladivostok, pour l'UE, l'OSCE, l'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC), l'OTAN et la Communauté des États Indépendants (CEI).

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